Fanficspokemon

2 avril 2014

La rencontre.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 22 h 37 min

[Cette fic n’a rien à voir avec la précédente !

Selon le jeu-vidéo HeartGold & SoulSilver, avec une autre suite… C’est difficile à expliquer, alors lisez, et vous comprendrez.]

Célesta et Luth se connaissaient depuis qu’ils sont tout petits. Si l’un d’entre eux rigolait, l’autre le mimerait. Si l’un d’entre pleurait, l’autre pleurerait aussi. Parfois, les gens peu crédule les considérait comme « en couple ». Sur ces paroles, ils répliquaient tout le temps « on est juste des supers potes ! ». Avec le visage rouge de honte. Mais ils passaient toujours au dessus de ce genre de remarques.

Malgré le caractère lunatique de Célesta et le fait que Luth était très têtu, les gens les adoraient tels qu’ils étaient. Mais… C’est depuis ce jour que Célesta changea, et abandonna son ami d’enfance.

On m’a raconté cette histoire, alors que j’étais de passage à Bourg Geon, mais je ne suis en aucun cas impliqué(e) dedans. Vous n’avez pas non plus besoin de savoir mon prénom. Bref, laissez-moi vous conter ce récit.

Vous le savez comme moi, à leur 10 ans, Luth et Célesta choisirent leur premier Pokémon dans le laboratoire du Professeur Orme. Et, ça vous le savez aussi, le dernier Pokémon qui ne fut pas choisi a été volé par un gamin mystérieux. Un enfant de 10 également, qui va faire, un jour, la rencontre de Célesta.

Les années s’écoulèrent. Célesta et Luth avaient désormais 15 ans. Ils voulurent partir plus tard que les autres enfants, qui eux, s’en allaient à 10 ans. La jeune brunette, après avoir dit au revoir à sa mère, se dirigeait d’un pas vif vers Ville Griotte. C’est peu avant d’arriver dans le petit village qu’elle bouscula, sans faire attention, un jeune garçon aux cheveux rouges. Elle bredouilla des excuses banales.

« Oh, D… Désolée, je ne regardais pas où j’allais.

-…Pff. C’est rien, souffla-t-il.

-Dis-moi… On ne se serait pas déjà vu quelque part ?

-Je ne crois pas.

-Tu ne serais pas… Le fils de Giovanni ? »

Le garçon à la chevelure de feu recula d’un pas, l’air inquiet, et répondit :

« Comment le sais-tu ?

-Je l’ai entendu par une connaissance, puis… De visage, tu lui ressembles beaucoup. Tu es Silver, c’est bien ça ?

-…Oui. Et toi, tu es ?

-Célesta, je viens de Bourg Geon, enchantée, fit-elle en lui tendant la main.

-…Ok. À bientôt. »

Et il reprit sa route dans le sens inverse sans saluer Célesta. La jeune fille était intriguée par sa nouvelle rencontre, et le jeune garçon ne fit que hanter ses pensées toute la journée. Il était un peu distant, mais c’est ce qu’elle trouvait le plus attirant chez lui. Elle se demanda, en le regardant, partir, pourquoi elle se sentait rouge sur le visage.

Le soir, elle s’arrêta au centre Pokémon, confia son Kaiminus à l’infirmière Joëlle et alla s’asseoir sur une banquette, non loin de la machine de soins. Elle observait les gens passer par-ci, par-là, rentrer et sortir, puis re-rentrer de nouveau. Célesta sorti son Pokématos rouge rayé de gris de son sac en bandoulière, et constata qu’il commençait à se faire tard. Il était pas loin de 21 heures, et elle commençait à bailler à s’en décrocher la mâchoire. Elle demanda à la belle infirmière aux cheveux roses si le Centre Pokémon accueillait des gens ce soir-là.

« Désolée, nous sommes complets, Mademoiselle. Ces temps-ci, Ville Griotte accueille beaucoup de touristes de différentes régions.

-Bah, ça ne fait rien. Merci quand même ! »

Et elle se dirigea vers la sortie, en priant pour trouver un coin dehors, à l’abri du vent et des Pokémon sauvages.

« Attends » lui fit un peu sèchement une voix familière.

Elle se retourna, et vit à son grand étonnement que Silver se tenait là, adossé à mur, les bras croisés, avec un petit Pokémon Feu à ses côtés.

« Silver ?

-J’ai déjà réservé une chambre ici. Tu peux venir, si tu veux.

-C’est vrai ? Merci !

-…M’ouais. »

Il s’en alla dans les couloirs du Centre Pokémon d’une démarche nonchalante, sans attendre Célesta, qui le rattrapa en courant derrière lui, son Kaiminus sur les talons.

Ils arrivèrent dans une chambre très simple, avec une salle de bain juste à côté. Silver rappela son Héricendre, enleva sa veste et la posa sur une chaise, posée par-là.

Célesta entra à son tour, et observa Silver d’un air pensif. Il était tellement mystérieux… Celui-ci se retourna, et remarqua qu’elle le regardait avec insistance. Il avait des prunelles bleus foncées, avec un éclair doré qui la traversait quand il s’énervait.

« Qu’est-ce que t’as, à la fin ? Arrête de me fixer ! »

Célesta sourit niaisement et rigola.

« Tu es si… étrange !

-… Toi aussi, tu es bizarre.

-Comme ça, on fait la paire ! »

Célesta rigola une nouvelle fois, puis se rendit dans la salle de bain pour se coiffer, comme d’habitude.

Elle revint, ses cheveux bruns un peu en bataille, mais néanmoins, elle était très jolie sans ses couettes habituelles.

Il la regarda et arqua un sourcil, l’air un peu perdu. Ils se couchèrent finalement, dos contre dos, comme des enfants qui venaient de se chamailler. Silver ne put retenir un sourire, tant Célesta l’amusait par son attitude. Quand ils se cognaient sans le vouloir, le pouls du rouquin s’accélérait en une fraction de seconde.

« Bordel, qu’est-ce que j’ai ? » Se dit-il.

Le lendemain matin, Célesta se réveilla doucement, s’étira et bailla à s’en décrocher la mâchoire. Elle jeta un coup d’œil sur la partie du lit d’à côté où avait dormi Silver, et remarqua qu’il était déjà fait, et entendit du bruit dans la salle de bain. Il s’était levé plus tôt qu’elle, et était quasiment prêt. Elle se hâta de se rhabiller, et rattacha ses cheveux en ses couettes classiques qui pointaient vers le haut. Il sorti à ce moment-là.

« Silver ?

-Quoi ?

-Merci pour m’avoir fait dormir ici… Je ne sais pas où j’aurais passé la nuit, sans toi…

-…De rien. À bientôt, alors.

-Attends ! Je peux… Faire un bout de chemin avec toi ? J’aime bien avoir de la compagnie, ça me rassure.

-…Si tu veux » soupira-t-il, les yeux fermés, avant de s’en aller de la chambre et aller confier les clés à l’infirmière Joëlle.

Ils sortirent donc du Centre Pokémon, Silver devant, et Célesta derrière, perdue dans son esprit. Elle pensait bien entendu à son nouveau compagnon de route. Elle le trouvait plutôt mystérieux, assez sympa, même s’il restait distant.

Ils quittèrent Ville Griotte pour rejoindre Mauville, que je surnommais autrefois « Le Lavanville de Johto ». Mais tout ceci n’est pas intéressant, et surtout très long.

En marchant sur la route menant à la modeste ville, Célesta eu une surprise de taille : Luth était là, continuant lui aussi son chemin. Il la vit en premier.

« Hé, Célesta !

-Luth ! »

Il couru en sa direction sans faire attention à Silver, qui le dévisageait d’un air mauvais.

« Tu vas bien ? demanda-t-il à son amie.

-Très bien, et toi ?

-Oui ! Et toi… Comment t’appelles-tu ?

-…Silver.

-…Silver ? Je vois. Ah, Célesta, je pourrais te parler une seconde ? »

Et sans avoir de réponse de sa part, il la prit par le bras et l’entraîna un peu plus loin, derrière un arbre. Il commença à la réprimander.

« Bon sang, Célesta, tu es folle ? Tu sais qui c’est ce type, au moins ?

-Oui, je suis au courant, qu’y a-t-il ?

-C’est le fils de Giovanni !

-Et alors ?

-Comment ça, et alors ? Il peut te faire du mal, et ça, je ne le supporterai pas !

-Non, il n’est pas du tout pareil ! Je ne le connais que depuis peu de temps, mais je sais qu’il n’est pas aussi méchant que son père, bien au contraire ! C’est un garçon très gentil, je t’interdit de le juger parce qu’il vient d’une famille précise ! »

Luth ne répondit pas, et son regard, qui était fixé au sol, honteux, se posa finalement derrière Célesta. Celle-ci se retourna, et aperçu Silver, l’air un peu étonné, et la bouche entrouverte, et les yeux écarquillés. Il n’en revenait pas qu’on ai dit autant de choses sympathiques sur lui. Il s’approcha, et mit sa main sur l’épaule de la jeune fille.

« Silver, je…

-Merci, la coupa-t-il. Merci de ne pas me juger au premier coup d’œil… Célesta. »

Luth s’en alla vers Mauville, penaud, et confus d’avoir dit autant de conneries en une phrase sur Silver. Il avançait, la tête basse, en butant dans de petits cailloux trop imprudents.

« De rien, répondit Célesta en fixant le rouquin de ses prunelles marrons, j’aime pas qu’on porte des préjugés sur les gens, surtout que tu es vraiment sympa… »

Chose incroyable pour Célesta, le rouquin lui sourit, un sourire franc, et la prit dans ses bras. Il était beaucoup plus grand que son amie, au moins une tête de plus, peut-être. Le cœur de la jeune fille s’accéléra, et commença à avoir quelques doutes sur l’amitié qu’elle portait à Luth après toutes ces années passées en sa compagnie. Silver la lâcha finalement, et s’empourpra. Il tourna la tête et se masqua le visage sous sa chevelure pour ne pas que Célesta le voit, et dit :

« Bon, si… On se remettait en route… On a encore du chemin à faire.

-…Ok ! »

Silver cette fois, marchait derrière la brunette, en traînant les pieds. Et ce, sur plusieurs mètres. D’habitude, il était plutôt du genre à être devant, et à presser le pas, comme quoi « il n’y avait pas de temps à perdre ». Célesta remarqua que quelque chose n’allait pas, et en profita lorsque le jeune homme s’arrêta pour lui demander ce qui le tracassait.

« Silver… Qu’est-ce qu’il y a ?

-Rien. »

Silver était assis, adossé à un arbre. Célesta s’approcha et s’assit en tailleur, juste en face de lui.

« Menteur ! Quelque chose cloche, ça se voit. »

Il soupira en fermant les yeux. Il fixa la jeune brunette, puis répondit :

« …Ton ami, Luth. Il ne m’inspire pas confiance…

-Ne t’inquiète pas ! Il t’a blessé en parlant de toi et ton père, je le sais, mais il n’est pas méchant, juste un peu… Bourrin ! Je le connais depuis longtemps, je le saurais si quelque chose n’allait pas chez lui. Puis… »

Silver l’interrompit et lui mettant délicatement la main sur la bouche. Célesta écarquilla les yeux en sursautant, et poussa un léger cri d’étonnement.

« Même. Je… Je ne veux pas qu’il te fasse du mal. »

Il se rapprocha de Célesta, retira sa main et posa ses lèvres sur les siennes. La jeune fille senti son cœur s’accélérer une nouvelle fois. Elle mit ses bras autour des épaules de Silver, et celui-ci mit ses mains autour de ses hanches.

Luth les observait, dissimulé derrière un buisson. Lui aussi, était dingue de Célesta, mais il était bien plus timide, et ne lui a jamais avoué. Il a perdu une occasion d’être heureux, dommage pour lui.

 

C’est tout ce que l’on m’a raconté. Mais il paraît qu’après, Célesta n’a plus reparlé à son ami d’enfance et a continué son voyage en compagnie de Silver, à travers les Arènes des régions de Johto et de Kanto. D’ailleurs, savez-vous qui m’a conté cette histoire ?

Luth en personne.

1 avril 2014

L’histoire de Silver.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 21 h 10 min

Vous vous demandez sans doute quel est ma véritable histoire. La majorité d’entre vous ne voit qu’en moi le rival super lourd de Luth et Célesta, mais également le fils de Giovanni. Laissez-moi vous raconter mon passé, le VRAI.

Je suis né à Jadielle le 20 Août 1980. C’est mon père, Giovanni qui m’a élevé. Oui, je parle bien du Giovanni de la Team Rocket, le réseau remplie de sbires inutiles mais bien sympathiques en dehors de leurs fonctions. Ma mère, elle, est morte durant mon accouchement. D’un côté, je me sens responsable de son décès, mais je n’y peux rien. Je n’ai jamais eu de frère ou de sœurs, mon père ne tenait pas à se remarier, après ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas sûr qu’il m’aime vraiment, et qu’il me considère plutôt comme un boulet, au lieu de son fils.

À mes 5 ans, nous déménageâmes à Bourg Geon, non loin du laboratoire du Professeur Orme. J’adorais ce petit village, bien qu’aucun enfant de mon âge ne veuille m’approcher. En même temps, quand on est le fils d’un terroriste, c’est normal. La seule personne qui ai daigné m’accorder de l’importance… C’était Célesta.

Je pense qu’elle avait plus de pitié à mon égard, au début de notre rencontre. Mais, plus les jours se succédèrent, plus je m’attachais à elle, et à son ami, Luth. Ils étaient vraiment compatissants envers moi. La méchanceté des autres enfants me blessait, autant physiquement que moralement . Ils se moquaient sans arrêt de moi, et à la sortie de l’école, ils me jetaient des pierres et des tas d’autres ordures à la figure. J’en avais assez. Mon père, quant à lui, était rarement à la maison, il pensait plus à sa Team Rocket à la con plutôt qu’à son propre fils qui rentrait couvert de bleus et d’égratignures. Quand il était là, soit il se reposait, soit il ruminait son échec face à ses ennemis qui envahissait son Q.G. et investissait son temps libre dans de divers plans d’infiltration de différents endroits, pour agrandir son réseau.

Du coup, je restait dehors, pour jouer dans la forêt qui bordait Bourg Geon, avec Luth et Célesta. Je ne cesse jamais de penser à eux, en ce moment-même. Ils ont été un tournant important de mon enfance, et de mon adolescence. Surtout Célesta… Je l’aimais de tout mon cœur. Bien sûr, il m’arrivait d’être un peu jaloux de Luth, ils se connaissaient depuis plus longtemps, et la façon dont il la regardait parfois ne me convenait pas du tout. Mais bon… Comme toujours, je passais outre.

À nos 10 ans, Luth et Célesta reçevèrent leur premier Pokémon : Célesta eu un Kaiminus, tandis que Luth avait choisi un Germinion. Il restait donc un Héricendre. Un de mes Pokémon préféré… Mais le Professeur Orme ne voulu pas m’en donner un, car j’étais le fils de Giovanni, et il se disait que moi aussi, j’allais m’en servir à des fins criminelles. J’avais beau lui répéter que je n’étais pas un monstre comme mon père, il ne voulait pas m’écouter.

Alors, un jour, lorsque le Professeur fut obligé de laisser son laboratoire sans surveillance, j’ai fait quelque chose d’absolument dégueulasse. Je suis entré par une des fenêtres ouvertes, et j’ai volé le dernier Pokémon restant qui était resté sur un table posée en évidence dans un des pièces. Je suis ressorti et ai soigneusement refermé derrière moi, du mieux que je pus.

Je couru chez moi, m’enferma à double tour pour être sûr qu’on ne vienne pas me parler, et m’adossa à la porte, essoufflé. Je pris la Pokéball, et en fit sortir le petit Pokémon. Il avait une mine adorable, avec ses yeux mi-clos, et ses pattes minuscules. Il me salua de sa voix un peu tremblante en secouant doucement la tête. Shunsuke… Je vais t’appeler Shunsuke, c’est décidé.

Le lendemain, Luth et Célesta vinrent me voir chez moi. Mon père étant toujours absent, je les fit entrer chez moi. Ils étaient suivis de leurs Pokémon qui gambadaient joyeusement à leurs côtés et se chamaillaient. Ils furent encore plus heureux lorsqu’ils virent Shunsuke. Mes deux amis furent surpris de me voir finalement  accompagné d’un Pokémon. Ne sachant quoi inventer comme mensonge, je dû leur dire que le Professeur Orme avait finalement bien voulu m’en donner un. Ils furent encore plus perplexe, mais oublièrent vite ceci. Et tant mieux.

Quelques jours passèrent, et nous partîmes finalement de Bourg Geon pour devenir dresseurs de Pokémon. Oui, 10 ans c’est tôt, mais mon père semblait s’en foutre totalement lorsque je lui ai dit. Pour lui, c’est juste une bouchée de moins à nourrir.

Avant de quitter définitivement le nid familial, Célesta m’adressa un « Au Revoir » des plus banales, et m’enserra contre elle. J’aurais tout donné pour que cet instant dure éternellement. Luth me serra la main, et ils partirent dans des directions différentes.

Depuis, je les revoie de temps en temps, à Doublonville, Irisia ou Oliville mais je n’ose pas leur parler. De peur de me faire rejeter peut-être, maintenant qu’ils sont partis seuls.

Alors, maintenant que vous connaissez ma véritable histoire, ne venez pas me dire que je suis quelqu’un sans cœur, qui martyrise les Pokémon, et qui est prêt à refonder la Team Rocket pour dominer la région de Johto. Je serais prêt à la détruire à la moindre occasion, si celle-ci se présentait un jour. Tous ce que les jeux vidéos vous ont dit sur moi, du moins mon caractèrec’est des conneries. La seule personne que j’ai menacée de mort…

N’étais pas un humain.

 

« Tu as tué mon père, Mewtwo… Tu me le payeras !

-Il m’a créé dans l’unique but de conquérir le monde. En pensant que je n’avais pas le moindre sentiment. Tu ne penses pas que le tuer était la meilleure des solutions ? Il fallait le laisser continuer ? Non, tu le sais aussi bien que moi.

-TA GUEULE, TU A TUÉ LA SEULE PERSONNE QUI REPRÉSENTAIT  MA FAMILLE ! SALE MONSTRE !

-… »

Les deux opposants se regardaient droit dans les yeux, jusqu’à ce que l’un se soumette à l’autre. Silver ne put rester, et s’enfuit vers Mauville en courant, les larmes lui coulant sur les joues, et ses cheveux rouges s’envolant au rythme de sa course effrénée. Mewtwo le suivait du regard, serein, malgré cette discussion peu banale.

Giovanni pensait avoir le dessus sur le monstre le plus puissant au monde, et ainsi, son orgueil prit le dessus, le poussant à se battre contre sa création démoniaque.

Silver le savait. Il n’avait aucune chance.

Et pourtant…

9 mars 2014

Adieu.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 22 h 47 min

« Je marche. Marche encore et encore, sans m’arrêter. Je marche dans le sable, dans la terre, dans l’herbe, et à nouveau dans du sable granuleux. Je me contente d’avancer. Il n’y a aucun but derrière cela, j’ai juste envie de marcher. C’est du moins ce que j’ai dis à mon oncle pour qu’il me laisse tranquille. Il n’a pas voulu s’occuper de moi étant petite, qu’il crève. Mon Voltali marche aussi à mes côtés, toujours fidèle.

Ah, Voltali, qu’aurai-je fais toutes ces années sans ta présence… La connerie que je m’apprête à faire aujourd’hui, peut-être. Mais je veux l’accomplir avec toi. Tu es né Evoli, tu mourras Voltali. Je suis née petite fille sage, je mourrais toujours aussi sage, mais à tes côtés.

Si nous allions au Mont Argenté ? Il n’y a pas grand monde, nous pourrons discuter tranquillement, mon cher Voltali. Suis-moi, et désolée si je presse le pas.

Nous voila arrivés au sommet. Assieds-toi près de moi, s’il te plaît. J’ai à te parler. Et toi aussi, je suppose.

Depuis des années tu t’es occupé de moi et ma sœur, Marie. Je t’en suis d’une infinie reconnaissance. Malgré ton jeune âge, tu as su nous protéger de tout, depuis la mort de nos parents… Tu as été comme un frère protecteur pour moi. Je te le dois en accomplissant ton souhait le plus cher. D’ailleurs, qu’est-ce ? Tu ne m’en a jamais parlé. Oh oui, avant, dis ce qui te tracasse, nous en viendrons après.

Tu as peur des humains, à par moi, dis-tu ? Mh, oui, c’est compréhensible. Mais, et Marie, alors ? Oh, tu trouves qu’elle a changée… Tu as tout à fait raison. Elle ne tes même pas reconnaissante d’avoir sacrifié une grande partie de ta vie pour elle. Et voila comment elle te remercie… en allant s’installer le plus loin possible de nous, et en se mariant à cet abruti. Léonard, je crois… Ce type plein aux as qui croit être d’une importance particulière… Que dalle.

Oh non, Voltali, ne pleure pas, je t’en prie. Moi, je serai toujours là pour toi, comme tu étais aussi présent pour nous. Contre le froid, la faim, la fatigue et les Pokémon sauvages. Jamais tu ne nous a laissé tomber. Si seulement Marie étais aussi reconnaissante que moi. Hélas, il n’en est rien…

Mais, vois la vie du bon côté, nous avons de quoi vivre, tu ne trouves pas ? Ce n’étais certainement pas l’ancienne maison en ruines qui nous aurait suffit pour vivre. Maintenant, fais-moi partager ton souhait. Quel qu’il soit, je ferai en sorte que tu sois satisfait. Je t’en fais la promesse.

Mh… D’accord. Je vois. Si tu y tiens… Je l’exécuterai avec toi. Nous mourrons… Ensembles. »

Sur ces derniers mots,je pris une feuille de papier qui était dans la poche de ma veste, et la serra de toutes mes forces dans mon poing. Voltali me lécha le dos de la main, et nous nous jetâmes dans le ravin. la chute dura plusieurs secondes, et finalement… Nous tombâmes sur des rochers pointus qui nous avaient transpercés de toutes parts. De mon côté, un dans la main, un dans l’épaule, et un en plein dans l’abdomen. Voltali en avait reçu dans une des deux pattes avant, et dans le cou. Je comprends maintenant pourquoi on appelait ce ravin « La vallée de la mort ».

Je jetais une dernière fois un regard sur la dépouille de mon compagnon, et ferma les yeux pour toujours.

La seule chose qui m’ai traversé l’esprit avant de tomber dans un coma prolongé ? « Adieu, Voltali et Marie ».

 

Quelques jours après l’incident, la police de Hoenn vint toquer à la porte de Marie. deux hommes, l’un d’une vingtaine d’années, l’autre d’une quarantaine se tenaient devant la jeune femme rousse.

« Bonjour Madame. Nous avons une mauvais nouvelle à vous annoncer.

-Que se passe-t-il, il y a un problème ?

-Nous avons retrouvé votre sœur, Lucie… Elle… Elle s’est suicidée en se jetant du haut du Mont Argenté, dans « La Vallée De La Mort », avec son Voltali. Rassurez-vous, elle avait laissé ses Pokémon à votre oncle. Mes condoléances… Ah, et nous avons également retrouvé ceci dans sa main… »

Marie prit le petit papier tacheté de sang, et le lu. C’était marqué : « Même si tu en doutes, Voltali et moi tenons à toi, petite sœur. Nous t’aimons. » Le policier et son collègue s’en allèrent, les larmes aux yeux, attristés de devoir annoncer une telle nouvelle.

« Tss. De toute façon, je savais bien que Lucie était dérangée, siffla Léonard derrière sa fiancée.

-Ferme-là, Léonard, ferme-là ! Tu ne connaissais rien d’elle ! Alors ne l’insultes pas ou tu auras affaire à moi ! »

Une fois ces paroles criées à la figure de son conjoint, Marie sortie Roucarnage de sa Pokéball, laissa ses autres Pokémon chez elle, et monta sur le dos du magnifique volatile, en lui ordonnant de se rendre au sommet du Mont Argenté.

Quelques heures plus tard, quand ils furent arrivés, Marie ordonna à son Pokémon de retourner chez elle. Celui-ci accepta à conter-cœur, au courant de ce qu’elle comptait faire. Il étendit gracieusement ses ailes dans l’air et retourna à Hoenn, chez eux.

« Voltali, Lucie… Désolée. Adieu, Roucarnage, Pharamp, Dracolosse…

…Adieu. »

Et elle se jeta dans La Vallée De La Mort. Elle allait rejoindre sa soeur, et celui qu’elle considérait comme son frère, auparavant… Non, même son père.

Amour Perdu.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 14 h 29 min

Oh, je l’aime, mon amour. Oui, je suis amoureuse, depuis plusieurs années à présent. 3, pour être exact. Il s’appelle Arcanin, mais je le surnomme Shunsuke. Pour être honnête, je trouve que ce prénom japonais lui va tellement bien. Je suis aussi une Arcanin, mais il a tenu à m’appeler Tragic. Je ne sais pas pourquoi.

 

4 Septembre 2013 :

Un jour, il est parti de chez nous pour aller chercher à manger. La dernière phrase qu’il m’a dite ? « Je t’aime Tragic. Repose-toi bien, et attends-moi ici. » Mais il n’est jamais rentré. Cela fait 4 jours qu’il est absent. De plus, je devais lui confier quelque chose d’important. Mais maintenant, je ne peux pas lui dire. J’ai tellement peur.

 

8 Septembre 2013 :

Je m’inquiète de plus en plus. Que fait-il ? Demain, je vais partir à sa recherche. Plus d’une semaine qu’il est parti, pas un nouvelle, même pas une lettre livrée par Békipan. Je commence à préparer mes affaires. Oh oui, bien sûr, j’emporte ce carnet avec moi. Ça laissera des traces de ma mésaventure.

 

9 Septembre 2013 :

Je sais où il va le plus souvent pour pêcher de la nourriture. Un grand lac, non loin de chez nous, où parfois nous allons nous baigner. J’y vais de ce pas, en courant, en haletant… en pleurant, presque. J’étais si inquiète.

[Intervalle de quelques heures] J’y suis, mais aucune trace de Shunsuke. Je vais plonger dans le lac, voir s’il n’y est pas allé nager. On ne sait jamais.

[Intervalle d'une heure, à peu près] Il n’y est pas… mais en sortant de l’eau, j’ai retrouvé le foulard bleu marine avec son nom en blanc brodé dessus, qu’il  porte toujours autour du cou, même pour nager. Impossible, il ne l’enlève jamais, c’est un cadeau d’anniversaire, c’est moi qui le lui ai offert. D’ailleurs plusieurs fois je l’ai engueulé à cause de ça. Il ne le lavait jamais et avait une odeur nauséabonde. Mais malgré tout, c’est ce qui faisait son charme… Je le prends, et le porte de mon plein gré.

 

10 Septembre 2013 : Après avoir campé près du lac cette nuit, j’ai demandé à des connaissances s’il n’avaient pas vu Shunsuke. Seul le vieux Relicanth, le gardien du lac, m’a dit qu’il était bien venu ici, mais qu’il était…différent. Qu’il avait intentionnellement jeté son foulard par terre et qu’il serait parti vers la forêt. Parfait. Le vieux m’a donné des informations suffisantes. J’y cours de ce pas.

 

11 Septembre 2013 : Je l’ai revu. Oui, mon Shunsuke, mon amour. Mais Relicanth avait raison, il n’était plus lui-même… Je l’ai épié, cachée derrière un buisson, mais il avait l’air… menaçant. Il avait un regard de tueur, comme si quelqu’un d’autre habitait son corps. Une fois mon courage prit à deux mains, je m’avançais, et alla lui parler. Il se retournait, et m’observait. Puis il dit :

« Pars. Je ne sais qui tu es.

-Mais enfin Shunsuke… c’est moi, Tragic ! Ta petite amie… Tiens d’ailleurs, je te rends ton foulard…

-…Ce foulard ne m’appartient pas. Adieu. »

Et il s’en allait, à vive allure, dans les bois. J’étais stupéfaite. Comment pouvait-il m’ignorer ?

 

12 Septembre 2013 : Je l’ai à nouveau retrouvé. Mais il était allongé là, par terre, dans le bois. Je pensais qu’il piquait un somme, alors j’allait m’approcher… jusqu’à ce que je vois une mare de sang l’entourer. Non, non, je ne veux pas ! Pas encore habituée à la tournure des événements, je me réfugiais dans un buisson pour vomir.

Une fois mon estomac apaisé, je m’approchais de nouveau, et voyait un petit papier à côté de lui. Je le prenait, et le lisait entre deux sanglots.

« Chère Tragic,

Je ne pouvais te l’avouer avant, mais une entité possédait mon corps même avant notre merveilleuse rencontre. Et chaque nuit, je me devais d’aller faire un tour au lac pour qu’elle ne se manifeste pas en ta présence. Mais, prenant le dessus, je simulait une chasse dans la forêt pour que tu ne remarque rien. Une fois que tu aura lu ce mot, brûle-le avec mon corps, car je sais qu’un jour, ELLE me tuera. Je t’aime, et ça, ne l’oublie pas, s’il te plaît.

Shunsuke. »

Je ne pouvais pas croire ce que j’avais lu. Possédé ? Lui ? Je n’avais rien remarqué ! Je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer une seconde fois la perte de mon compagnon. Je ne le verrait plus jamais. Je ne pourrais plus l’embrasser, le câliner, mais surtout, il restera à jamais inconnu de mon secret. Et ça y est, j’ai encore mal au ventre… bon, je ferais mieux de, comme il me l’a demandé, brûler son corps, et rentrer directement. Si jamais les gens me demandent, je dirais que je ne l’ai toujours pas revu. Il ne faut pas qu’ils sachent…

Tragic n’est plus seule désormais. Non pas qu’elle s’est trouvé un nouveau conjoint, au contraire, elle est encore trop triste pour cela. Mais une magnifique portée de Caninos l’occupait. C’était ça, son secret. Chaque jour elle racontait à ses 5 petits, Woor, ÂmeEnSucre, Hurricanes, Seven et Tazy à quel point leur père était génial, attentionné et qu’il aurait tellement aimé s’occuper d’eux. Mais Tazy… n’était pas de cet avis, intérieurement.

Puisqu’elle connaissait l’entité, le démon si vous préférez qui habitait son père défunt.

C’était elle.

Victime de ma folie.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 0 h 09 min

Oui, je suis folle. Folle, folle, complètement F-O-L-L-E. Une psychophate, une meurtrière sanglante, une FOLLE. Où courir ? Où rester ? À qui parler ? Qui fuir ? Tout le monde à priori, je ne peux pas m’empêcher de parler à quelqu’un sans l’agresser, le tuer sauvagement sous l’assaut de mes griffes. C’est pour cela que, contre ma volonté, je ma balade de villes en villes, en essayant d’éviter le plus de personnes possible.

Oh bien sûr, je n’ai pas toujours été comme ça. J’ai toujours été la petite Nidorina bien sage, qui savait se taire quand il le fallait, celle qui aidait toujours son prochain et qui était en soi, un peu stupide. Mais cette époque-là est révolue. Et ce, pour toujours.

Avant, j’étais quelqu’un d’apprécié par peu de personnes. Mais depuis, je l’ai rencontré. ELLE m’a rencontré. Evidemment, vous devez vous demander qui est ce « ELLE ». Hé bien, elle n’a jamais eu de véritable identité. Mais elle m’a demandé de l’appeler Tazy. Tant mieux, ça facilitera mon récit.

Au début, elle me faisait un peu peur. Mais j’ai vu qu’elle voulait juste jouer avec moi, qu’elle ne me voulait pas d’embrouilles. Je lui parlait, elle me conseillait, me réconfortait, et se confiait à sont tour. Elle était devenue… ma meilleure amie. Elle m’avait convaincu de ne croire qu’en elle, de fuir les autres, ceux qui me voulaient du mal. Naïvement, je l’ai cru.

Quelle connerie j’ai pas faite.

Je m’en souviendrais toujours… le 23 Juillet 2009, une journée d’été banale et ensoleillée. Laissez-moi vous replacer le contexte.

Je joue dans le jardin de la maison abandonnée, la où actuellement, je vis du mieux que je le peux. Et c’est là que je l’ai vu…

Tazy est assise en tailleur dans l’herbe… et elle me regarde, en souriant. Un sourire à vous glacer le sang. Mais quelque chose ne va pas… oui, c’est…moi ! C’est comme ma jumelle !

Le même regard, Les mêmes pattes, jusqu’au bout des griffes, mais surtout, surtout… la même cicatrice au dessus de l’arcade sourcilière. Non, c’est impossible, j’étais la seule Nidorina à avoir cette blessure, et pourtant…

Cette cicatrice, je me l’était faite chez ma grand-mère, après un cauchemar mouvementé, comme j’en fais souvent. Ce cauchemar ? Je ne m’en souviens pas très bien. Je me rappelle juste qu’une ombre en colère fonce sur moi, et me tue à grand coup… de griffes.

Tazy m’observe avec plus d’insistance et pointe sa… MA grande patte en ma direction. Puis elle disparait dans un éclair lumineux. Mais je n’ai pas rêvé ! Je l’ai vraiment vu, j’en ai la conviction ! Le soir, je vais me coucher, inquiète de la suite des événements. Cette personne… enfin, ce double de moi, me faisait vraiment peur. Une copie de mon apparence me voulait forcément des emmerdes.

Le lendemain, j’hésite à sortir dans le jardin. Puis je me suis dit qu’il vaut mieux affronter la réalité en face. Alors, je quitte la maison, seul abri de cette « entité ».

Puis, en me rendant compte que le jardin était vide, je me met à rire. Plus un rire nerveux qu’un vrai rire, sans aucun doute. Puis je lui crie des insultes.

« VAS-Y SALE COPIE, MONTRE-TOI SI T’ES SI COURAGEUSE ! J’AI PAS PEUR DE TOI ! APPROCHE PEUREUSE ! »

Sur ces mots, Tazy sort de derrière le vieux chêne abîmé par le temps. Et elle rit. Rit très fort. Puis elle s’approche de moi, en boitant. Son os… sortait de sa cheville. Dégueulasse. Elle s’arrête à quelques centimètres de mon visage. Je sens son haleine qui souffle indéfiniment sur mon visage.

« Pourquoi m’insultes-tu ? Je suis ton amie. Je ne te veux aucun mal, je te le promets ! Tu veux jouer au Chaglam pendu ? c’est très drôle ! Je peux t’expliquer les règles si tu veux, elles sont très simples. »

Je la suis, dans l’espoir qu’elle tienne sa promesse ; qu’elle se tienne à carreaux. Mais apparemment, elle n’a pas l’air méchante, même si le nom de son jeu m’effraie un peu. D’ailleurs, le principe est simple mais morbide : On doit trouver un Chaglam, bébé ou adulte, le tuer, et le pendre à un arbre par les pattes. Parfois, on peut le faire avec d’autres Pokémon comme des Capumain ou des Pichu. C’est ignoble.

« Mais… mais… c’est horrible ce jeu ! criai-je.

-Bah quoi ? C’est marrant !

-C’est marrant ? Mais… tu les tue !

-Et alors ? »

Je ne peux pas croire ce qu’elle m’a dit : Et alors ? Comme si la vie d’un Pokémon ne lui importe pas, comme si… les sentiments humains, comme la pitié, est aux abonnés absents. Malgré tout, plus le temps passe, plus je m’amuse avec elle. Je deviens… comme elle. Et ce, sans m’en rendre compte. Son jeu du Chaglam pendu m’amuse. Quelque fois, on prend un bâton et on tape sur le corps inanimé du Pokémon, ce qui me défoule, me soulage.

Nous sommes le 3 Août. Je lui propose de venir se balader en ville avec moi, et elle accepte. Mais une fois dans les rues de Doublonville, quelque chose cloche. Les passants ou les Pokémon ne regarde que moi, pas Tazy. Arrivées vers un banc, vers le Parc Naturel, je ne peux pas m’empêcher de la questionner.

« Dis-moi Tazy, pourquoi les gens ne te regardaient pas, mais moi si ?

-Ils ne peuvent ni me voir, ni m’entendre, répond-t-elle, calmement.

-Quoi ?! Pour… pourquoi ?

-Oh, ne fais pas celle qui ne comprend pas, tu m’énerve. Tu sais tout comme moi que je n’existe pas vraiment, que je ne suis que le produit de ton imagination, ou du moins, une partie de toi, que tu tentais de repousser étant enfant. Mais tu as échoué… ça, tu ne t’en souviens pas. »

Que veut-elle dire par là ? J’ai été comme ça, auparavant ? Impossible, ma grand-mère m’a toujours dit que j’étais quelqu’un de très sage, de très obéissante. Non, Tazy me ment ! Je décide de la fuir, et cours dans les hautes herbes du parc. Deux minutes plus tard, je juge suffisante la distance entre nous deux. Puis, reprenant mon chemin, un Teddiursa me bouscule sans faire attention. Il s’excuse, rouge de confusion.

« Oh, p… pardon… mademoiselle… »

J’entends une petite voix dans ma tête… « Tue-le… qu’attends-tu… redeviens la Nidorina tueuse… celle que tu étais… » et suis ses ordres. Je me prépare à combattre, le Teddiursa ne comprend rien à ce que je fais. Puis je bondis sur lui, et lui plante mes griffes aiguisées dans le ventre. Une quantité non négligeable de sang s’en déverse. Le Pokémon innocent se tord de douleur au sol, appelle à l’aide. Pour l’achever, je lui met un grand coup de patte dans la mâchoire, et il ferma les yeux, éclaboussés de sang. Pour toujours.

Mon dieu, qu’ai-je fait, qu’ai-je fait ? Je me suis transformé en monstre ! En véritable machine à tuer ! Je cours vers chez moi, et m’adosse au vieux chêne.

« Bravo, Nidorina ! Tu as transformé cette peluche en chair à pâtée ! Me dit Tazy.

-Non mais écoute-toi ! Je l’ai tué de manière tellement barbare ! Va t’en ! Depuis que tu es entrée dans ma vie, je… j’ai changé ! Barre-toi !

-Entrée dans ta vie ? Tu te fous littéralement de ma gueule, là ? Je ne suis pas une personne, je suis TA personnalité seconde. Comme je te l’ai dit un peu plus tôt dans la journée, je suis toi, étant petite, avec ton physique actuel. Oui, tu étais comme moi, avant. Même pire, parfois. Petite, je suis sûre que tu aurais trouvé le jeu du Chaglam pendu ennuyant.

-Ca veut dire que…

-Oui. Tu es schizophrène. »

Non. Non, non, non, c’est impossible ! Je ne veux pas redevenir celle que j’étais ! Je n’ai presque pas de souvenirs de mon enfance, si ce n’est ma grand-mère… de quoi est-elle morte, déjà ? Je ne sais plus… tout se bouscule dans ma tête. Je décide de m’enfermer dans la vieille bicoque. Une force inconnue empêche Tazy d’y rentrer, ça m’arrange. Je monte les escaliers, puis m’écroule sur un vieux matelas troué et taché de sang neuf à certains endroits. Quand je vous disait que je faisait des cauchemars, c’était pas des conneries. Parfois, je me mutile toute seule dans mon sommeil. C’est révélateur de mon ancienne nature, apparemment.

Le soir, je prends mon courage à deux mains, et décide de sortir à nouveau dehors. La lune m’éblouis de ses reflets opaques. J’adore la nuit. Puis j’entends encore des voix. Elles me demandent… d’assassiner la petite Mysdibule, ma voisine. Non, je ne peux pas faire ça, Mysdibule est si gentille, et elle n’a rien demandé… Mais malgré moi, mes pattes avancent toutes seules, comme si mon corps ne m’appartient plus… puis je ris. Je me marre tellement fort qu’une poignée de Cornèbre s’envole dans le ciel si sombre. J’avance, avance, bute dans un caillou, et avance encore.

Une fois arrivée devant la maison de Mysdibule, j’entre sans vergogne. Lorsqu’elle me voit, elle s’étonne.

« Tiens, Nidorina ! Quel bon vent t’amène, ce soir de pleine lune ? Tu as vu ? Elle est belle, hein ?

-Approche-toi, j’ai un secret à te confier. »

Mysdibule s’approche, inquiète par mon comportement pour le moins, étrange. Une fois que son visage se retrouve tout près du mien, je lui plante mes griffes de sang froid dans l’abdomen. Elle pousse un cri strident qui me fit trembler. Pas d’effroi… mais de plaisir. J’avais du plaisir à torturer ce Pokémon. Et mes rires reprennent, plus aigus, plus effrayants. Quelques coups de griffes plus tard, une véritable boucherie s’étale sous mes yeux. Personne ne se douterait que c’est… c’était un Mysdibule.

Une fois mon travail terminé, je sors d’ici. Je ne rentre pas chez moi, oh non. Je me contente d’avancer dans la nuit noire et froide. de toute façon, je ne contrôle plus rien chez moi. Puis d’un coup, les images de la mort de ma grand-mère me reviennent.

C’est moi qui l’ai tuée. Oui, je l’ai sauvagement assassinée à coups de griffes, encore, comme mes autre victimes.

Je suis fière de moi. De mes actes sanglants. Et les saisons, se succèdent, ainsi que les meurtres bestiaux. Je rigole, tout en avançant. On ne peut rien contre moi, enfin, contre NOUS.

Tiens, un bébé Malosse qui est perdu. Et c’est reparti.

 

« Que t’arrive-t-il, ma grande ? Demande la grand-mère Nidoqueen à la jeune Nidoran.

-Grand-mère, je me suis fait mal à la patte ! » Pleurniche la comédienne.

Une fois que la vieille est tout près de la Nidoran, elle l’attaque. Un vrai massacre. Mais aucun détails ne seront admis. Des coups de griffes, de crocs, de patte. La grand-mère ne peut pas riposter, elle n’est plus toute jeune, alors que Nidoran avait une terrible soif de tuer.

Elle était folle. Complètement victime de sa folie destructrice.

8 mars 2014

Dernier Cauchemar.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 21 h 18 min

Avant toute chose, cette fiction se trouve déjà sur Pokébip. Mais j’ai quand même décidé de la poster ici ^^ (c’est bien moi l’auteur, mais j’ai modifié quelques petits trucs pour la rendre meilleure).

Bonne lecture.

 

En ce moment, j’avais fais de nombreux cauchemars. Plus effrayants les uns que les autres. Mais là… c’était différent. Silencieux et lugubre.
Je tombai. Tombai, tombai, comme si une force inconnue me tirait dans un gouffre noir et obscur. Je tombai dans un univers brumeux. Je ne pus ni bouger, ni crier, ni même penser à quoi que ce soit. Je tombai, tout simplement. Où étais-je ? Où étaient mes amis ? Je ne savais pas quoi faire. J’étais perdue.
J’atterris finalement sur un carré d’herbes sèches et broussailleuses et de feuilles mortes qui voltigèrent par-ci, par-là… J’étais déboussolée, entourée de brouillard opaque et épais. Mes pattes refusèrent de bouger, j’étais paralysée et perdue dans un monde, une dimension dont je ne connaissais même pas l’existence. Une attaque Dévorêve d’un Ectoplasma, peut-être ? Non, je ne me rappelais pas avoir combattu un Pokémon avant. Je ne trouvai aucunes explications logiques ou censées. Je sentais le froid me gagner, mais il fallait que je sache ce que je foutais ici. J’essayai de m’appuyer sur la patte droite, mais retomba lourdement sur le côté. Impossible. Impossible d’imposer quoi que ce soit à mon corps. J’étais vraiment trop faible. Je n’avais même pas la vulgaire force de ramper. Prise d’une angoisse qui grandissait au fur et à mesure que le temps passait, je me suis mise à pleurer. Et merde. Pas encore.
Raz-le-bol de passer pour la petite Hericendre toute gentille et mignonne. Je détestai cette image que l’on se faisa de moi, un petit Pokémon bien obéissant mais pas du tout courageux. Vous savez quoi ? Non. Non, non et non, je n’abandonnerai pas, jamais ! Je retrouverai ce chemin, même si cela me coûte la vie.
J’insistais de nouveau pour me remettre sur pattes, malgré l’interdiction de mes muscles ankylosés. Je réussis néanmoins à me tenir debout, encore tremblante de peur. Mais je ne pouvais toujours pas parler, comme si j’étais muette. Un stupide Pokémon muet perdu au milieu de nul part. Génial.

Mais… oui, je reconnaissais cet endroit… j’étais sur la Route 32, celle qui relie La Cave Jumelles et Ecorcia. Mais le décor était… différent. Les arbres étaient bien menaçants, il n’y avait pas un bruit, mis à part un léger sifflement aigu.
Soudain, je vis une silhouette noire allongée par terre, inconsciente. On ne voyait pas les mouvements de sa respiration. Que c’est effrayant. Je m’approchais pour voir de qui il s’agissait, et découvrit, horrifiée…
Que c’était mon dresseur, allongé là, sur le sol, face contre terre, entouré entièrement d’une auréole de sang. Il ne bougeait plus, ne respirait plus…
Il était bel et bien mort. Non, pitié, pas ça ! Pourquoi lui ? Pourquoi tant de haine ? Lui qui a dévoué toute son enfance pour que je sois heureuse, lui qui prenait tellement soin de ses autres Pokémon, de ses amis, et de sa famille… Qu’a-t-il fait pour mériter ça ?
Sa mort était aussi inquiétante qu’atroce. Le pauvre Luth, il a dû ressentir tant de souffrances physiques…
Il n’avait plus d’yeux, juste un vide noir, avec des larmes de sang qui coulaient des orbites. Ses bras avaient été arrachés de manière vraiment bestiale. J’aurais juré que c’était l’oeuvre d’un Tyrannocif affamé. Mon dresseur avait également ses vêtements en lambeaux, tout comme certaines parties de son corps, notamment les bras, lacérés violemment. Ils avait de nombreuses entailles et cicatrices ouvertes sur le visage et les jambes, mises à nu. Il avait perdu la casquette, qu’il portait toujours, autrefois. Sa peau était, quant à elle… blanche. Blanche, comme celle d’un spectre, ou encore comme la neige. De la neige… ça me rappelle quelque chose.
Soudain, je sentis une goutte chaude m’atterrir sur le museau. Il commençait à pleuvoir. Mais ce n’était pas de la pluie… c’était du sang. Il pleuvait du sang. Que se passait-il ? je devenais folle ! Véritablement folle !
Tout d’un coup, j’entendis des voix dans ma tête… ces voix… me disaient que c’était bientôt l’heure… mais l’heure de quoi ? Elles me disaient aussi qu’il fallait quitter ce monde, qu’il n’était plus mien… De quoi parlent-elles ?! Stop ! Arrêtez de me parler ! C’est sûr, j’étais en train de perdre les pédales ! Puis après les voix, vint le chant que j’ai fait sur l’air de la PokéFlûte. L’air était chanté par une voix triste, au bord du suicide et de l’agonie mentale. Elle ressemblait un peu à celle de Célesta, dans des tons plus graves.
Je n’en pouvais plus. Je pris le semblant de veste qui sert… du moins, servait à Luth et m’abrita dessous. Je me blottis dans ses bras déchirés et ensanglantés, en attendant que quelqu’un vienne à mon secours. N’importe qui, pourvu qu’une personne me trouve et me ramène chez moi. Les voix continuèrent à me parler, mélangées à mon chant.
« Oui j’ai vu… L’horizon… qui borde la mer si bleue… Nous allons… explorer… de vastes contrées ignorées… »
Ce chant, personne ne le connaissait à part moi. Je l’avait inventé un jour de pluie, dans le Laboratoire de Bourg Geon, alors que j’attendais la venue de mon futur dresseur. J’avais une belle voix, avant. Mais ça, je ne peux plus en juger.
J’en avais assez. Je fis une dernière tentative d’appel à l’aide, mais je parvins seulement à un minuscule raclement qui s’éteignais au fond de ma gorge sèche. J’avais froid. J’avais faim. J’étais terrorisée, comment sortir d’ici ? Le brouillard était si dense que je n’y voyais rien, impossible de savoir ou je vais ! Je préférais rester aux côtés du cadavre, au moins j’avais un minimum de compagnie. Une compagnie morbide, certes.
Puis soudain, une torpeur m’envahit… Non, je ne veux pas dormir, pas encore… je veux trouver celui… qui a tué mon dresseur… je veux lui rendre justice… lui faire pareil… et même pire. Il mérite… un pire châtiment… un jour, je le retrouverai… et là, il aura regretté d’être né…
Mais je ne pus lutter, et le sommeil me gagna finalement. Je n’avais plus froid, plus faim, plus soif. J’étais… étrangement bien. Dans une sorte de coma éveillé. Oui je sais, c’est bizarre. Mais il n’y avais pas de mot exact pour décrire ce que je ressentais. J’étais bien, tout simplement.
Une lumière blanche m’aveugla, et je me sentais flotter… j’étais légère… si légère… je ne sentais plus rien, mais j’étais toujours avide de vengeance. Folle de rage. Un jour, je trouverai le ou la coupable…
Oui, un jour… et la lumière blanche m’enveloppa. Blanche…
Blanche comme la neige. Comme la neige de Mauville en hiver… mais, oui… je me rappelle, à présent…


« Allô, Luth ? Oui, c’est moi Célesta. Non, je ne vais pas très bien, non. Comment te dire… C’est Hericendre… Oui, on l’a retrouvé, mais… Elle était à Mauville, derrière un buisson. Elle était étendue dans la neige. Lorsqu’on a voulu la sauver, c’était… trop tard. Elle était déjà morte… Non, non, s’il te plaît, ne pleure pas Luth, je t’en supplie, dit Célesta au bord des larmes. Elle pensera encore fort à toi. J’en suis persuadée. Oui, à demain, oui. »


Et elle raccrocha, un mouchoir à la main, et s’essuya le nez avec. Elle renifla péniblement, et se mit à pleurer de nouveau. La mort de son petit compagnon l’affectait terriblement, mais la tristesse de son meilleur ami, c’était bien pire que cela…
C’était comme une torture. Un cauchemar.


Elle sortit de chez elle, et alla au bord du rivage si magnifique. Elle l’observa avec attention… et plongea.                                                                    
Et elle y resta. Pour toujours.

Explications.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 20 h 52 min

Comme vous l’avez sans doute deviné, je vais écrire des FanFics Pokémon. Vous pourrez me dire : « Bah alors va sur Pokébip ! ».

Or, si vous y êtes inscrits, vous savez qu’on ne poste pas des FanFics comme on le souhaite ; il faut attendre qu’elle soit validée. Mais souvent, les modérateurs la supprime. Ce système est très bien pour la sécurité, car il y a une majorité de personnes de bas âge sur ce site qui lisent les FanFics. Donc, en les validant ou non, elles permettent la lecture de tous.

Mais ceci dit, je préfère la liberté d’expression, donc je n’ai posté qu’une seule FanFiction (une des rares acceptées, les autres, osef, doivent se dire les modos).

Bref, bonne visite sur mon blog, et à bientôt !

Bonjour tout le monde !

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 19 h 42 min

Bienvenue dans unblog.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis lancez-vous !

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