Fanficspokemon

9 mars 2014

Victime de ma folie.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 0 h 09 min

Oui, je suis folle. Folle, folle, complètement F-O-L-L-E. Une psychophate, une meurtrière sanglante, une FOLLE. Où courir ? Où rester ? À qui parler ? Qui fuir ? Tout le monde à priori, je ne peux pas m’empêcher de parler à quelqu’un sans l’agresser, le tuer sauvagement sous l’assaut de mes griffes. C’est pour cela que, contre ma volonté, je ma balade de villes en villes, en essayant d’éviter le plus de personnes possible.

Oh bien sûr, je n’ai pas toujours été comme ça. J’ai toujours été la petite Nidorina bien sage, qui savait se taire quand il le fallait, celle qui aidait toujours son prochain et qui était en soi, un peu stupide. Mais cette époque-là est révolue. Et ce, pour toujours.

Avant, j’étais quelqu’un d’apprécié par peu de personnes. Mais depuis, je l’ai rencontré. ELLE m’a rencontré. Evidemment, vous devez vous demander qui est ce « ELLE ». Hé bien, elle n’a jamais eu de véritable identité. Mais elle m’a demandé de l’appeler Tazy. Tant mieux, ça facilitera mon récit.

Au début, elle me faisait un peu peur. Mais j’ai vu qu’elle voulait juste jouer avec moi, qu’elle ne me voulait pas d’embrouilles. Je lui parlait, elle me conseillait, me réconfortait, et se confiait à sont tour. Elle était devenue… ma meilleure amie. Elle m’avait convaincu de ne croire qu’en elle, de fuir les autres, ceux qui me voulaient du mal. Naïvement, je l’ai cru.

Quelle connerie j’ai pas faite.

Je m’en souviendrais toujours… le 23 Juillet 2009, une journée d’été banale et ensoleillée. Laissez-moi vous replacer le contexte.

Je joue dans le jardin de la maison abandonnée, la où actuellement, je vis du mieux que je le peux. Et c’est là que je l’ai vu…

Tazy est assise en tailleur dans l’herbe… et elle me regarde, en souriant. Un sourire à vous glacer le sang. Mais quelque chose ne va pas… oui, c’est…moi ! C’est comme ma jumelle !

Le même regard, Les mêmes pattes, jusqu’au bout des griffes, mais surtout, surtout… la même cicatrice au dessus de l’arcade sourcilière. Non, c’est impossible, j’étais la seule Nidorina à avoir cette blessure, et pourtant…

Cette cicatrice, je me l’était faite chez ma grand-mère, après un cauchemar mouvementé, comme j’en fais souvent. Ce cauchemar ? Je ne m’en souviens pas très bien. Je me rappelle juste qu’une ombre en colère fonce sur moi, et me tue à grand coup… de griffes.

Tazy m’observe avec plus d’insistance et pointe sa… MA grande patte en ma direction. Puis elle disparait dans un éclair lumineux. Mais je n’ai pas rêvé ! Je l’ai vraiment vu, j’en ai la conviction ! Le soir, je vais me coucher, inquiète de la suite des événements. Cette personne… enfin, ce double de moi, me faisait vraiment peur. Une copie de mon apparence me voulait forcément des emmerdes.

Le lendemain, j’hésite à sortir dans le jardin. Puis je me suis dit qu’il vaut mieux affronter la réalité en face. Alors, je quitte la maison, seul abri de cette « entité ».

Puis, en me rendant compte que le jardin était vide, je me met à rire. Plus un rire nerveux qu’un vrai rire, sans aucun doute. Puis je lui crie des insultes.

« VAS-Y SALE COPIE, MONTRE-TOI SI T’ES SI COURAGEUSE ! J’AI PAS PEUR DE TOI ! APPROCHE PEUREUSE ! »

Sur ces mots, Tazy sort de derrière le vieux chêne abîmé par le temps. Et elle rit. Rit très fort. Puis elle s’approche de moi, en boitant. Son os… sortait de sa cheville. Dégueulasse. Elle s’arrête à quelques centimètres de mon visage. Je sens son haleine qui souffle indéfiniment sur mon visage.

« Pourquoi m’insultes-tu ? Je suis ton amie. Je ne te veux aucun mal, je te le promets ! Tu veux jouer au Chaglam pendu ? c’est très drôle ! Je peux t’expliquer les règles si tu veux, elles sont très simples. »

Je la suis, dans l’espoir qu’elle tienne sa promesse ; qu’elle se tienne à carreaux. Mais apparemment, elle n’a pas l’air méchante, même si le nom de son jeu m’effraie un peu. D’ailleurs, le principe est simple mais morbide : On doit trouver un Chaglam, bébé ou adulte, le tuer, et le pendre à un arbre par les pattes. Parfois, on peut le faire avec d’autres Pokémon comme des Capumain ou des Pichu. C’est ignoble.

« Mais… mais… c’est horrible ce jeu ! criai-je.

-Bah quoi ? C’est marrant !

-C’est marrant ? Mais… tu les tue !

-Et alors ? »

Je ne peux pas croire ce qu’elle m’a dit : Et alors ? Comme si la vie d’un Pokémon ne lui importe pas, comme si… les sentiments humains, comme la pitié, est aux abonnés absents. Malgré tout, plus le temps passe, plus je m’amuse avec elle. Je deviens… comme elle. Et ce, sans m’en rendre compte. Son jeu du Chaglam pendu m’amuse. Quelque fois, on prend un bâton et on tape sur le corps inanimé du Pokémon, ce qui me défoule, me soulage.

Nous sommes le 3 Août. Je lui propose de venir se balader en ville avec moi, et elle accepte. Mais une fois dans les rues de Doublonville, quelque chose cloche. Les passants ou les Pokémon ne regarde que moi, pas Tazy. Arrivées vers un banc, vers le Parc Naturel, je ne peux pas m’empêcher de la questionner.

« Dis-moi Tazy, pourquoi les gens ne te regardaient pas, mais moi si ?

-Ils ne peuvent ni me voir, ni m’entendre, répond-t-elle, calmement.

-Quoi ?! Pour… pourquoi ?

-Oh, ne fais pas celle qui ne comprend pas, tu m’énerve. Tu sais tout comme moi que je n’existe pas vraiment, que je ne suis que le produit de ton imagination, ou du moins, une partie de toi, que tu tentais de repousser étant enfant. Mais tu as échoué… ça, tu ne t’en souviens pas. »

Que veut-elle dire par là ? J’ai été comme ça, auparavant ? Impossible, ma grand-mère m’a toujours dit que j’étais quelqu’un de très sage, de très obéissante. Non, Tazy me ment ! Je décide de la fuir, et cours dans les hautes herbes du parc. Deux minutes plus tard, je juge suffisante la distance entre nous deux. Puis, reprenant mon chemin, un Teddiursa me bouscule sans faire attention. Il s’excuse, rouge de confusion.

« Oh, p… pardon… mademoiselle… »

J’entends une petite voix dans ma tête… « Tue-le… qu’attends-tu… redeviens la Nidorina tueuse… celle que tu étais… » et suis ses ordres. Je me prépare à combattre, le Teddiursa ne comprend rien à ce que je fais. Puis je bondis sur lui, et lui plante mes griffes aiguisées dans le ventre. Une quantité non négligeable de sang s’en déverse. Le Pokémon innocent se tord de douleur au sol, appelle à l’aide. Pour l’achever, je lui met un grand coup de patte dans la mâchoire, et il ferma les yeux, éclaboussés de sang. Pour toujours.

Mon dieu, qu’ai-je fait, qu’ai-je fait ? Je me suis transformé en monstre ! En véritable machine à tuer ! Je cours vers chez moi, et m’adosse au vieux chêne.

« Bravo, Nidorina ! Tu as transformé cette peluche en chair à pâtée ! Me dit Tazy.

-Non mais écoute-toi ! Je l’ai tué de manière tellement barbare ! Va t’en ! Depuis que tu es entrée dans ma vie, je… j’ai changé ! Barre-toi !

-Entrée dans ta vie ? Tu te fous littéralement de ma gueule, là ? Je ne suis pas une personne, je suis TA personnalité seconde. Comme je te l’ai dit un peu plus tôt dans la journée, je suis toi, étant petite, avec ton physique actuel. Oui, tu étais comme moi, avant. Même pire, parfois. Petite, je suis sûre que tu aurais trouvé le jeu du Chaglam pendu ennuyant.

-Ca veut dire que…

-Oui. Tu es schizophrène. »

Non. Non, non, non, c’est impossible ! Je ne veux pas redevenir celle que j’étais ! Je n’ai presque pas de souvenirs de mon enfance, si ce n’est ma grand-mère… de quoi est-elle morte, déjà ? Je ne sais plus… tout se bouscule dans ma tête. Je décide de m’enfermer dans la vieille bicoque. Une force inconnue empêche Tazy d’y rentrer, ça m’arrange. Je monte les escaliers, puis m’écroule sur un vieux matelas troué et taché de sang neuf à certains endroits. Quand je vous disait que je faisait des cauchemars, c’était pas des conneries. Parfois, je me mutile toute seule dans mon sommeil. C’est révélateur de mon ancienne nature, apparemment.

Le soir, je prends mon courage à deux mains, et décide de sortir à nouveau dehors. La lune m’éblouis de ses reflets opaques. J’adore la nuit. Puis j’entends encore des voix. Elles me demandent… d’assassiner la petite Mysdibule, ma voisine. Non, je ne peux pas faire ça, Mysdibule est si gentille, et elle n’a rien demandé… Mais malgré moi, mes pattes avancent toutes seules, comme si mon corps ne m’appartient plus… puis je ris. Je me marre tellement fort qu’une poignée de Cornèbre s’envole dans le ciel si sombre. J’avance, avance, bute dans un caillou, et avance encore.

Une fois arrivée devant la maison de Mysdibule, j’entre sans vergogne. Lorsqu’elle me voit, elle s’étonne.

« Tiens, Nidorina ! Quel bon vent t’amène, ce soir de pleine lune ? Tu as vu ? Elle est belle, hein ?

-Approche-toi, j’ai un secret à te confier. »

Mysdibule s’approche, inquiète par mon comportement pour le moins, étrange. Une fois que son visage se retrouve tout près du mien, je lui plante mes griffes de sang froid dans l’abdomen. Elle pousse un cri strident qui me fit trembler. Pas d’effroi… mais de plaisir. J’avais du plaisir à torturer ce Pokémon. Et mes rires reprennent, plus aigus, plus effrayants. Quelques coups de griffes plus tard, une véritable boucherie s’étale sous mes yeux. Personne ne se douterait que c’est… c’était un Mysdibule.

Une fois mon travail terminé, je sors d’ici. Je ne rentre pas chez moi, oh non. Je me contente d’avancer dans la nuit noire et froide. de toute façon, je ne contrôle plus rien chez moi. Puis d’un coup, les images de la mort de ma grand-mère me reviennent.

C’est moi qui l’ai tuée. Oui, je l’ai sauvagement assassinée à coups de griffes, encore, comme mes autre victimes.

Je suis fière de moi. De mes actes sanglants. Et les saisons, se succèdent, ainsi que les meurtres bestiaux. Je rigole, tout en avançant. On ne peut rien contre moi, enfin, contre NOUS.

Tiens, un bébé Malosse qui est perdu. Et c’est reparti.

 

« Que t’arrive-t-il, ma grande ? Demande la grand-mère Nidoqueen à la jeune Nidoran.

-Grand-mère, je me suis fait mal à la patte ! » Pleurniche la comédienne.

Une fois que la vieille est tout près de la Nidoran, elle l’attaque. Un vrai massacre. Mais aucun détails ne seront admis. Des coups de griffes, de crocs, de patte. La grand-mère ne peut pas riposter, elle n’est plus toute jeune, alors que Nidoran avait une terrible soif de tuer.

Elle était folle. Complètement victime de sa folie destructrice.

Laisser un commentaire

Gigapix |
Melo02 |
Clbrits77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Himiche1
| Jailesidaetalors
| Googleposition