Fanficspokemon

8 mars 2014

Dernier Cauchemar.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 21 h 18 min

Avant toute chose, cette fiction se trouve déjà sur Pokébip. Mais j’ai quand même décidé de la poster ici ^^ (c’est bien moi l’auteur, mais j’ai modifié quelques petits trucs pour la rendre meilleure).

Bonne lecture.

 

En ce moment, j’avais fais de nombreux cauchemars. Plus effrayants les uns que les autres. Mais là… c’était différent. Silencieux et lugubre.
Je tombai. Tombai, tombai, comme si une force inconnue me tirait dans un gouffre noir et obscur. Je tombai dans un univers brumeux. Je ne pus ni bouger, ni crier, ni même penser à quoi que ce soit. Je tombai, tout simplement. Où étais-je ? Où étaient mes amis ? Je ne savais pas quoi faire. J’étais perdue.
J’atterris finalement sur un carré d’herbes sèches et broussailleuses et de feuilles mortes qui voltigèrent par-ci, par-là… J’étais déboussolée, entourée de brouillard opaque et épais. Mes pattes refusèrent de bouger, j’étais paralysée et perdue dans un monde, une dimension dont je ne connaissais même pas l’existence. Une attaque Dévorêve d’un Ectoplasma, peut-être ? Non, je ne me rappelais pas avoir combattu un Pokémon avant. Je ne trouvai aucunes explications logiques ou censées. Je sentais le froid me gagner, mais il fallait que je sache ce que je foutais ici. J’essayai de m’appuyer sur la patte droite, mais retomba lourdement sur le côté. Impossible. Impossible d’imposer quoi que ce soit à mon corps. J’étais vraiment trop faible. Je n’avais même pas la vulgaire force de ramper. Prise d’une angoisse qui grandissait au fur et à mesure que le temps passait, je me suis mise à pleurer. Et merde. Pas encore.
Raz-le-bol de passer pour la petite Hericendre toute gentille et mignonne. Je détestai cette image que l’on se faisa de moi, un petit Pokémon bien obéissant mais pas du tout courageux. Vous savez quoi ? Non. Non, non et non, je n’abandonnerai pas, jamais ! Je retrouverai ce chemin, même si cela me coûte la vie.
J’insistais de nouveau pour me remettre sur pattes, malgré l’interdiction de mes muscles ankylosés. Je réussis néanmoins à me tenir debout, encore tremblante de peur. Mais je ne pouvais toujours pas parler, comme si j’étais muette. Un stupide Pokémon muet perdu au milieu de nul part. Génial.

Mais… oui, je reconnaissais cet endroit… j’étais sur la Route 32, celle qui relie La Cave Jumelles et Ecorcia. Mais le décor était… différent. Les arbres étaient bien menaçants, il n’y avait pas un bruit, mis à part un léger sifflement aigu.
Soudain, je vis une silhouette noire allongée par terre, inconsciente. On ne voyait pas les mouvements de sa respiration. Que c’est effrayant. Je m’approchais pour voir de qui il s’agissait, et découvrit, horrifiée…
Que c’était mon dresseur, allongé là, sur le sol, face contre terre, entouré entièrement d’une auréole de sang. Il ne bougeait plus, ne respirait plus…
Il était bel et bien mort. Non, pitié, pas ça ! Pourquoi lui ? Pourquoi tant de haine ? Lui qui a dévoué toute son enfance pour que je sois heureuse, lui qui prenait tellement soin de ses autres Pokémon, de ses amis, et de sa famille… Qu’a-t-il fait pour mériter ça ?
Sa mort était aussi inquiétante qu’atroce. Le pauvre Luth, il a dû ressentir tant de souffrances physiques…
Il n’avait plus d’yeux, juste un vide noir, avec des larmes de sang qui coulaient des orbites. Ses bras avaient été arrachés de manière vraiment bestiale. J’aurais juré que c’était l’oeuvre d’un Tyrannocif affamé. Mon dresseur avait également ses vêtements en lambeaux, tout comme certaines parties de son corps, notamment les bras, lacérés violemment. Ils avait de nombreuses entailles et cicatrices ouvertes sur le visage et les jambes, mises à nu. Il avait perdu la casquette, qu’il portait toujours, autrefois. Sa peau était, quant à elle… blanche. Blanche, comme celle d’un spectre, ou encore comme la neige. De la neige… ça me rappelle quelque chose.
Soudain, je sentis une goutte chaude m’atterrir sur le museau. Il commençait à pleuvoir. Mais ce n’était pas de la pluie… c’était du sang. Il pleuvait du sang. Que se passait-il ? je devenais folle ! Véritablement folle !
Tout d’un coup, j’entendis des voix dans ma tête… ces voix… me disaient que c’était bientôt l’heure… mais l’heure de quoi ? Elles me disaient aussi qu’il fallait quitter ce monde, qu’il n’était plus mien… De quoi parlent-elles ?! Stop ! Arrêtez de me parler ! C’est sûr, j’étais en train de perdre les pédales ! Puis après les voix, vint le chant que j’ai fait sur l’air de la PokéFlûte. L’air était chanté par une voix triste, au bord du suicide et de l’agonie mentale. Elle ressemblait un peu à celle de Célesta, dans des tons plus graves.
Je n’en pouvais plus. Je pris le semblant de veste qui sert… du moins, servait à Luth et m’abrita dessous. Je me blottis dans ses bras déchirés et ensanglantés, en attendant que quelqu’un vienne à mon secours. N’importe qui, pourvu qu’une personne me trouve et me ramène chez moi. Les voix continuèrent à me parler, mélangées à mon chant.
« Oui j’ai vu… L’horizon… qui borde la mer si bleue… Nous allons… explorer… de vastes contrées ignorées… »
Ce chant, personne ne le connaissait à part moi. Je l’avait inventé un jour de pluie, dans le Laboratoire de Bourg Geon, alors que j’attendais la venue de mon futur dresseur. J’avais une belle voix, avant. Mais ça, je ne peux plus en juger.
J’en avais assez. Je fis une dernière tentative d’appel à l’aide, mais je parvins seulement à un minuscule raclement qui s’éteignais au fond de ma gorge sèche. J’avais froid. J’avais faim. J’étais terrorisée, comment sortir d’ici ? Le brouillard était si dense que je n’y voyais rien, impossible de savoir ou je vais ! Je préférais rester aux côtés du cadavre, au moins j’avais un minimum de compagnie. Une compagnie morbide, certes.
Puis soudain, une torpeur m’envahit… Non, je ne veux pas dormir, pas encore… je veux trouver celui… qui a tué mon dresseur… je veux lui rendre justice… lui faire pareil… et même pire. Il mérite… un pire châtiment… un jour, je le retrouverai… et là, il aura regretté d’être né…
Mais je ne pus lutter, et le sommeil me gagna finalement. Je n’avais plus froid, plus faim, plus soif. J’étais… étrangement bien. Dans une sorte de coma éveillé. Oui je sais, c’est bizarre. Mais il n’y avais pas de mot exact pour décrire ce que je ressentais. J’étais bien, tout simplement.
Une lumière blanche m’aveugla, et je me sentais flotter… j’étais légère… si légère… je ne sentais plus rien, mais j’étais toujours avide de vengeance. Folle de rage. Un jour, je trouverai le ou la coupable…
Oui, un jour… et la lumière blanche m’enveloppa. Blanche…
Blanche comme la neige. Comme la neige de Mauville en hiver… mais, oui… je me rappelle, à présent…


« Allô, Luth ? Oui, c’est moi Célesta. Non, je ne vais pas très bien, non. Comment te dire… C’est Hericendre… Oui, on l’a retrouvé, mais… Elle était à Mauville, derrière un buisson. Elle était étendue dans la neige. Lorsqu’on a voulu la sauver, c’était… trop tard. Elle était déjà morte… Non, non, s’il te plaît, ne pleure pas Luth, je t’en supplie, dit Célesta au bord des larmes. Elle pensera encore fort à toi. J’en suis persuadée. Oui, à demain, oui. »


Et elle raccrocha, un mouchoir à la main, et s’essuya le nez avec. Elle renifla péniblement, et se mit à pleurer de nouveau. La mort de son petit compagnon l’affectait terriblement, mais la tristesse de son meilleur ami, c’était bien pire que cela…
C’était comme une torture. Un cauchemar.


Elle sortit de chez elle, et alla au bord du rivage si magnifique. Elle l’observa avec attention… et plongea.                                                                    
Et elle y resta. Pour toujours.

Laisser un commentaire

Gigapix |
Melo02 |
Clbrits77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Himiche1
| Jailesidaetalors
| Googleposition