Fanficspokemon

9 mars 2014

Adieu.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 22 h 47 min

« Je marche. Marche encore et encore, sans m’arrêter. Je marche dans le sable, dans la terre, dans l’herbe, et à nouveau dans du sable granuleux. Je me contente d’avancer. Il n’y a aucun but derrière cela, j’ai juste envie de marcher. C’est du moins ce que j’ai dis à mon oncle pour qu’il me laisse tranquille. Il n’a pas voulu s’occuper de moi étant petite, qu’il crève. Mon Voltali marche aussi à mes côtés, toujours fidèle.

Ah, Voltali, qu’aurai-je fais toutes ces années sans ta présence… La connerie que je m’apprête à faire aujourd’hui, peut-être. Mais je veux l’accomplir avec toi. Tu es né Evoli, tu mourras Voltali. Je suis née petite fille sage, je mourrais toujours aussi sage, mais à tes côtés.

Si nous allions au Mont Argenté ? Il n’y a pas grand monde, nous pourrons discuter tranquillement, mon cher Voltali. Suis-moi, et désolée si je presse le pas.

Nous voila arrivés au sommet. Assieds-toi près de moi, s’il te plaît. J’ai à te parler. Et toi aussi, je suppose.

Depuis des années tu t’es occupé de moi et ma sœur, Marie. Je t’en suis d’une infinie reconnaissance. Malgré ton jeune âge, tu as su nous protéger de tout, depuis la mort de nos parents… Tu as été comme un frère protecteur pour moi. Je te le dois en accomplissant ton souhait le plus cher. D’ailleurs, qu’est-ce ? Tu ne m’en a jamais parlé. Oh oui, avant, dis ce qui te tracasse, nous en viendrons après.

Tu as peur des humains, à par moi, dis-tu ? Mh, oui, c’est compréhensible. Mais, et Marie, alors ? Oh, tu trouves qu’elle a changée… Tu as tout à fait raison. Elle ne tes même pas reconnaissante d’avoir sacrifié une grande partie de ta vie pour elle. Et voila comment elle te remercie… en allant s’installer le plus loin possible de nous, et en se mariant à cet abruti. Léonard, je crois… Ce type plein aux as qui croit être d’une importance particulière… Que dalle.

Oh non, Voltali, ne pleure pas, je t’en prie. Moi, je serai toujours là pour toi, comme tu étais aussi présent pour nous. Contre le froid, la faim, la fatigue et les Pokémon sauvages. Jamais tu ne nous a laissé tomber. Si seulement Marie étais aussi reconnaissante que moi. Hélas, il n’en est rien…

Mais, vois la vie du bon côté, nous avons de quoi vivre, tu ne trouves pas ? Ce n’étais certainement pas l’ancienne maison en ruines qui nous aurait suffit pour vivre. Maintenant, fais-moi partager ton souhait. Quel qu’il soit, je ferai en sorte que tu sois satisfait. Je t’en fais la promesse.

Mh… D’accord. Je vois. Si tu y tiens… Je l’exécuterai avec toi. Nous mourrons… Ensembles. »

Sur ces derniers mots,je pris une feuille de papier qui était dans la poche de ma veste, et la serra de toutes mes forces dans mon poing. Voltali me lécha le dos de la main, et nous nous jetâmes dans le ravin. la chute dura plusieurs secondes, et finalement… Nous tombâmes sur des rochers pointus qui nous avaient transpercés de toutes parts. De mon côté, un dans la main, un dans l’épaule, et un en plein dans l’abdomen. Voltali en avait reçu dans une des deux pattes avant, et dans le cou. Je comprends maintenant pourquoi on appelait ce ravin « La vallée de la mort ».

Je jetais une dernière fois un regard sur la dépouille de mon compagnon, et ferma les yeux pour toujours.

La seule chose qui m’ai traversé l’esprit avant de tomber dans un coma prolongé ? « Adieu, Voltali et Marie ».

 

Quelques jours après l’incident, la police de Hoenn vint toquer à la porte de Marie. deux hommes, l’un d’une vingtaine d’années, l’autre d’une quarantaine se tenaient devant la jeune femme rousse.

« Bonjour Madame. Nous avons une mauvais nouvelle à vous annoncer.

-Que se passe-t-il, il y a un problème ?

-Nous avons retrouvé votre sœur, Lucie… Elle… Elle s’est suicidée en se jetant du haut du Mont Argenté, dans « La Vallée De La Mort », avec son Voltali. Rassurez-vous, elle avait laissé ses Pokémon à votre oncle. Mes condoléances… Ah, et nous avons également retrouvé ceci dans sa main… »

Marie prit le petit papier tacheté de sang, et le lu. C’était marqué : « Même si tu en doutes, Voltali et moi tenons à toi, petite sœur. Nous t’aimons. » Le policier et son collègue s’en allèrent, les larmes aux yeux, attristés de devoir annoncer une telle nouvelle.

« Tss. De toute façon, je savais bien que Lucie était dérangée, siffla Léonard derrière sa fiancée.

-Ferme-là, Léonard, ferme-là ! Tu ne connaissais rien d’elle ! Alors ne l’insultes pas ou tu auras affaire à moi ! »

Une fois ces paroles criées à la figure de son conjoint, Marie sortie Roucarnage de sa Pokéball, laissa ses autres Pokémon chez elle, et monta sur le dos du magnifique volatile, en lui ordonnant de se rendre au sommet du Mont Argenté.

Quelques heures plus tard, quand ils furent arrivés, Marie ordonna à son Pokémon de retourner chez elle. Celui-ci accepta à conter-cœur, au courant de ce qu’elle comptait faire. Il étendit gracieusement ses ailes dans l’air et retourna à Hoenn, chez eux.

« Voltali, Lucie… Désolée. Adieu, Roucarnage, Pharamp, Dracolosse…

…Adieu. »

Et elle se jeta dans La Vallée De La Mort. Elle allait rejoindre sa soeur, et celui qu’elle considérait comme son frère, auparavant… Non, même son père.

Amour Perdu.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 14 h 29 min

Oh, je l’aime, mon amour. Oui, je suis amoureuse, depuis plusieurs années à présent. 3, pour être exact. Il s’appelle Arcanin, mais je le surnomme Shunsuke. Pour être honnête, je trouve que ce prénom japonais lui va tellement bien. Je suis aussi une Arcanin, mais il a tenu à m’appeler Tragic. Je ne sais pas pourquoi.

 

4 Septembre 2013 :

Un jour, il est parti de chez nous pour aller chercher à manger. La dernière phrase qu’il m’a dite ? « Je t’aime Tragic. Repose-toi bien, et attends-moi ici. » Mais il n’est jamais rentré. Cela fait 4 jours qu’il est absent. De plus, je devais lui confier quelque chose d’important. Mais maintenant, je ne peux pas lui dire. J’ai tellement peur.

 

8 Septembre 2013 :

Je m’inquiète de plus en plus. Que fait-il ? Demain, je vais partir à sa recherche. Plus d’une semaine qu’il est parti, pas un nouvelle, même pas une lettre livrée par Békipan. Je commence à préparer mes affaires. Oh oui, bien sûr, j’emporte ce carnet avec moi. Ça laissera des traces de ma mésaventure.

 

9 Septembre 2013 :

Je sais où il va le plus souvent pour pêcher de la nourriture. Un grand lac, non loin de chez nous, où parfois nous allons nous baigner. J’y vais de ce pas, en courant, en haletant… en pleurant, presque. J’étais si inquiète.

[Intervalle de quelques heures] J’y suis, mais aucune trace de Shunsuke. Je vais plonger dans le lac, voir s’il n’y est pas allé nager. On ne sait jamais.

[Intervalle d'une heure, à peu près] Il n’y est pas… mais en sortant de l’eau, j’ai retrouvé le foulard bleu marine avec son nom en blanc brodé dessus, qu’il  porte toujours autour du cou, même pour nager. Impossible, il ne l’enlève jamais, c’est un cadeau d’anniversaire, c’est moi qui le lui ai offert. D’ailleurs plusieurs fois je l’ai engueulé à cause de ça. Il ne le lavait jamais et avait une odeur nauséabonde. Mais malgré tout, c’est ce qui faisait son charme… Je le prends, et le porte de mon plein gré.

 

10 Septembre 2013 : Après avoir campé près du lac cette nuit, j’ai demandé à des connaissances s’il n’avaient pas vu Shunsuke. Seul le vieux Relicanth, le gardien du lac, m’a dit qu’il était bien venu ici, mais qu’il était…différent. Qu’il avait intentionnellement jeté son foulard par terre et qu’il serait parti vers la forêt. Parfait. Le vieux m’a donné des informations suffisantes. J’y cours de ce pas.

 

11 Septembre 2013 : Je l’ai revu. Oui, mon Shunsuke, mon amour. Mais Relicanth avait raison, il n’était plus lui-même… Je l’ai épié, cachée derrière un buisson, mais il avait l’air… menaçant. Il avait un regard de tueur, comme si quelqu’un d’autre habitait son corps. Une fois mon courage prit à deux mains, je m’avançais, et alla lui parler. Il se retournait, et m’observait. Puis il dit :

« Pars. Je ne sais qui tu es.

-Mais enfin Shunsuke… c’est moi, Tragic ! Ta petite amie… Tiens d’ailleurs, je te rends ton foulard…

-…Ce foulard ne m’appartient pas. Adieu. »

Et il s’en allait, à vive allure, dans les bois. J’étais stupéfaite. Comment pouvait-il m’ignorer ?

 

12 Septembre 2013 : Je l’ai à nouveau retrouvé. Mais il était allongé là, par terre, dans le bois. Je pensais qu’il piquait un somme, alors j’allait m’approcher… jusqu’à ce que je vois une mare de sang l’entourer. Non, non, je ne veux pas ! Pas encore habituée à la tournure des événements, je me réfugiais dans un buisson pour vomir.

Une fois mon estomac apaisé, je m’approchais de nouveau, et voyait un petit papier à côté de lui. Je le prenait, et le lisait entre deux sanglots.

« Chère Tragic,

Je ne pouvais te l’avouer avant, mais une entité possédait mon corps même avant notre merveilleuse rencontre. Et chaque nuit, je me devais d’aller faire un tour au lac pour qu’elle ne se manifeste pas en ta présence. Mais, prenant le dessus, je simulait une chasse dans la forêt pour que tu ne remarque rien. Une fois que tu aura lu ce mot, brûle-le avec mon corps, car je sais qu’un jour, ELLE me tuera. Je t’aime, et ça, ne l’oublie pas, s’il te plaît.

Shunsuke. »

Je ne pouvais pas croire ce que j’avais lu. Possédé ? Lui ? Je n’avais rien remarqué ! Je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer une seconde fois la perte de mon compagnon. Je ne le verrait plus jamais. Je ne pourrais plus l’embrasser, le câliner, mais surtout, il restera à jamais inconnu de mon secret. Et ça y est, j’ai encore mal au ventre… bon, je ferais mieux de, comme il me l’a demandé, brûler son corps, et rentrer directement. Si jamais les gens me demandent, je dirais que je ne l’ai toujours pas revu. Il ne faut pas qu’ils sachent…

Tragic n’est plus seule désormais. Non pas qu’elle s’est trouvé un nouveau conjoint, au contraire, elle est encore trop triste pour cela. Mais une magnifique portée de Caninos l’occupait. C’était ça, son secret. Chaque jour elle racontait à ses 5 petits, Woor, ÂmeEnSucre, Hurricanes, Seven et Tazy à quel point leur père était génial, attentionné et qu’il aurait tellement aimé s’occuper d’eux. Mais Tazy… n’était pas de cet avis, intérieurement.

Puisqu’elle connaissait l’entité, le démon si vous préférez qui habitait son père défunt.

C’était elle.

Victime de ma folie.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 0 h 09 min

Oui, je suis folle. Folle, folle, complètement F-O-L-L-E. Une psychophate, une meurtrière sanglante, une FOLLE. Où courir ? Où rester ? À qui parler ? Qui fuir ? Tout le monde à priori, je ne peux pas m’empêcher de parler à quelqu’un sans l’agresser, le tuer sauvagement sous l’assaut de mes griffes. C’est pour cela que, contre ma volonté, je ma balade de villes en villes, en essayant d’éviter le plus de personnes possible.

Oh bien sûr, je n’ai pas toujours été comme ça. J’ai toujours été la petite Nidorina bien sage, qui savait se taire quand il le fallait, celle qui aidait toujours son prochain et qui était en soi, un peu stupide. Mais cette époque-là est révolue. Et ce, pour toujours.

Avant, j’étais quelqu’un d’apprécié par peu de personnes. Mais depuis, je l’ai rencontré. ELLE m’a rencontré. Evidemment, vous devez vous demander qui est ce « ELLE ». Hé bien, elle n’a jamais eu de véritable identité. Mais elle m’a demandé de l’appeler Tazy. Tant mieux, ça facilitera mon récit.

Au début, elle me faisait un peu peur. Mais j’ai vu qu’elle voulait juste jouer avec moi, qu’elle ne me voulait pas d’embrouilles. Je lui parlait, elle me conseillait, me réconfortait, et se confiait à sont tour. Elle était devenue… ma meilleure amie. Elle m’avait convaincu de ne croire qu’en elle, de fuir les autres, ceux qui me voulaient du mal. Naïvement, je l’ai cru.

Quelle connerie j’ai pas faite.

Je m’en souviendrais toujours… le 23 Juillet 2009, une journée d’été banale et ensoleillée. Laissez-moi vous replacer le contexte.

Je joue dans le jardin de la maison abandonnée, la où actuellement, je vis du mieux que je le peux. Et c’est là que je l’ai vu…

Tazy est assise en tailleur dans l’herbe… et elle me regarde, en souriant. Un sourire à vous glacer le sang. Mais quelque chose ne va pas… oui, c’est…moi ! C’est comme ma jumelle !

Le même regard, Les mêmes pattes, jusqu’au bout des griffes, mais surtout, surtout… la même cicatrice au dessus de l’arcade sourcilière. Non, c’est impossible, j’étais la seule Nidorina à avoir cette blessure, et pourtant…

Cette cicatrice, je me l’était faite chez ma grand-mère, après un cauchemar mouvementé, comme j’en fais souvent. Ce cauchemar ? Je ne m’en souviens pas très bien. Je me rappelle juste qu’une ombre en colère fonce sur moi, et me tue à grand coup… de griffes.

Tazy m’observe avec plus d’insistance et pointe sa… MA grande patte en ma direction. Puis elle disparait dans un éclair lumineux. Mais je n’ai pas rêvé ! Je l’ai vraiment vu, j’en ai la conviction ! Le soir, je vais me coucher, inquiète de la suite des événements. Cette personne… enfin, ce double de moi, me faisait vraiment peur. Une copie de mon apparence me voulait forcément des emmerdes.

Le lendemain, j’hésite à sortir dans le jardin. Puis je me suis dit qu’il vaut mieux affronter la réalité en face. Alors, je quitte la maison, seul abri de cette « entité ».

Puis, en me rendant compte que le jardin était vide, je me met à rire. Plus un rire nerveux qu’un vrai rire, sans aucun doute. Puis je lui crie des insultes.

« VAS-Y SALE COPIE, MONTRE-TOI SI T’ES SI COURAGEUSE ! J’AI PAS PEUR DE TOI ! APPROCHE PEUREUSE ! »

Sur ces mots, Tazy sort de derrière le vieux chêne abîmé par le temps. Et elle rit. Rit très fort. Puis elle s’approche de moi, en boitant. Son os… sortait de sa cheville. Dégueulasse. Elle s’arrête à quelques centimètres de mon visage. Je sens son haleine qui souffle indéfiniment sur mon visage.

« Pourquoi m’insultes-tu ? Je suis ton amie. Je ne te veux aucun mal, je te le promets ! Tu veux jouer au Chaglam pendu ? c’est très drôle ! Je peux t’expliquer les règles si tu veux, elles sont très simples. »

Je la suis, dans l’espoir qu’elle tienne sa promesse ; qu’elle se tienne à carreaux. Mais apparemment, elle n’a pas l’air méchante, même si le nom de son jeu m’effraie un peu. D’ailleurs, le principe est simple mais morbide : On doit trouver un Chaglam, bébé ou adulte, le tuer, et le pendre à un arbre par les pattes. Parfois, on peut le faire avec d’autres Pokémon comme des Capumain ou des Pichu. C’est ignoble.

« Mais… mais… c’est horrible ce jeu ! criai-je.

-Bah quoi ? C’est marrant !

-C’est marrant ? Mais… tu les tue !

-Et alors ? »

Je ne peux pas croire ce qu’elle m’a dit : Et alors ? Comme si la vie d’un Pokémon ne lui importe pas, comme si… les sentiments humains, comme la pitié, est aux abonnés absents. Malgré tout, plus le temps passe, plus je m’amuse avec elle. Je deviens… comme elle. Et ce, sans m’en rendre compte. Son jeu du Chaglam pendu m’amuse. Quelque fois, on prend un bâton et on tape sur le corps inanimé du Pokémon, ce qui me défoule, me soulage.

Nous sommes le 3 Août. Je lui propose de venir se balader en ville avec moi, et elle accepte. Mais une fois dans les rues de Doublonville, quelque chose cloche. Les passants ou les Pokémon ne regarde que moi, pas Tazy. Arrivées vers un banc, vers le Parc Naturel, je ne peux pas m’empêcher de la questionner.

« Dis-moi Tazy, pourquoi les gens ne te regardaient pas, mais moi si ?

-Ils ne peuvent ni me voir, ni m’entendre, répond-t-elle, calmement.

-Quoi ?! Pour… pourquoi ?

-Oh, ne fais pas celle qui ne comprend pas, tu m’énerve. Tu sais tout comme moi que je n’existe pas vraiment, que je ne suis que le produit de ton imagination, ou du moins, une partie de toi, que tu tentais de repousser étant enfant. Mais tu as échoué… ça, tu ne t’en souviens pas. »

Que veut-elle dire par là ? J’ai été comme ça, auparavant ? Impossible, ma grand-mère m’a toujours dit que j’étais quelqu’un de très sage, de très obéissante. Non, Tazy me ment ! Je décide de la fuir, et cours dans les hautes herbes du parc. Deux minutes plus tard, je juge suffisante la distance entre nous deux. Puis, reprenant mon chemin, un Teddiursa me bouscule sans faire attention. Il s’excuse, rouge de confusion.

« Oh, p… pardon… mademoiselle… »

J’entends une petite voix dans ma tête… « Tue-le… qu’attends-tu… redeviens la Nidorina tueuse… celle que tu étais… » et suis ses ordres. Je me prépare à combattre, le Teddiursa ne comprend rien à ce que je fais. Puis je bondis sur lui, et lui plante mes griffes aiguisées dans le ventre. Une quantité non négligeable de sang s’en déverse. Le Pokémon innocent se tord de douleur au sol, appelle à l’aide. Pour l’achever, je lui met un grand coup de patte dans la mâchoire, et il ferma les yeux, éclaboussés de sang. Pour toujours.

Mon dieu, qu’ai-je fait, qu’ai-je fait ? Je me suis transformé en monstre ! En véritable machine à tuer ! Je cours vers chez moi, et m’adosse au vieux chêne.

« Bravo, Nidorina ! Tu as transformé cette peluche en chair à pâtée ! Me dit Tazy.

-Non mais écoute-toi ! Je l’ai tué de manière tellement barbare ! Va t’en ! Depuis que tu es entrée dans ma vie, je… j’ai changé ! Barre-toi !

-Entrée dans ta vie ? Tu te fous littéralement de ma gueule, là ? Je ne suis pas une personne, je suis TA personnalité seconde. Comme je te l’ai dit un peu plus tôt dans la journée, je suis toi, étant petite, avec ton physique actuel. Oui, tu étais comme moi, avant. Même pire, parfois. Petite, je suis sûre que tu aurais trouvé le jeu du Chaglam pendu ennuyant.

-Ca veut dire que…

-Oui. Tu es schizophrène. »

Non. Non, non, non, c’est impossible ! Je ne veux pas redevenir celle que j’étais ! Je n’ai presque pas de souvenirs de mon enfance, si ce n’est ma grand-mère… de quoi est-elle morte, déjà ? Je ne sais plus… tout se bouscule dans ma tête. Je décide de m’enfermer dans la vieille bicoque. Une force inconnue empêche Tazy d’y rentrer, ça m’arrange. Je monte les escaliers, puis m’écroule sur un vieux matelas troué et taché de sang neuf à certains endroits. Quand je vous disait que je faisait des cauchemars, c’était pas des conneries. Parfois, je me mutile toute seule dans mon sommeil. C’est révélateur de mon ancienne nature, apparemment.

Le soir, je prends mon courage à deux mains, et décide de sortir à nouveau dehors. La lune m’éblouis de ses reflets opaques. J’adore la nuit. Puis j’entends encore des voix. Elles me demandent… d’assassiner la petite Mysdibule, ma voisine. Non, je ne peux pas faire ça, Mysdibule est si gentille, et elle n’a rien demandé… Mais malgré moi, mes pattes avancent toutes seules, comme si mon corps ne m’appartient plus… puis je ris. Je me marre tellement fort qu’une poignée de Cornèbre s’envole dans le ciel si sombre. J’avance, avance, bute dans un caillou, et avance encore.

Une fois arrivée devant la maison de Mysdibule, j’entre sans vergogne. Lorsqu’elle me voit, elle s’étonne.

« Tiens, Nidorina ! Quel bon vent t’amène, ce soir de pleine lune ? Tu as vu ? Elle est belle, hein ?

-Approche-toi, j’ai un secret à te confier. »

Mysdibule s’approche, inquiète par mon comportement pour le moins, étrange. Une fois que son visage se retrouve tout près du mien, je lui plante mes griffes de sang froid dans l’abdomen. Elle pousse un cri strident qui me fit trembler. Pas d’effroi… mais de plaisir. J’avais du plaisir à torturer ce Pokémon. Et mes rires reprennent, plus aigus, plus effrayants. Quelques coups de griffes plus tard, une véritable boucherie s’étale sous mes yeux. Personne ne se douterait que c’est… c’était un Mysdibule.

Une fois mon travail terminé, je sors d’ici. Je ne rentre pas chez moi, oh non. Je me contente d’avancer dans la nuit noire et froide. de toute façon, je ne contrôle plus rien chez moi. Puis d’un coup, les images de la mort de ma grand-mère me reviennent.

C’est moi qui l’ai tuée. Oui, je l’ai sauvagement assassinée à coups de griffes, encore, comme mes autre victimes.

Je suis fière de moi. De mes actes sanglants. Et les saisons, se succèdent, ainsi que les meurtres bestiaux. Je rigole, tout en avançant. On ne peut rien contre moi, enfin, contre NOUS.

Tiens, un bébé Malosse qui est perdu. Et c’est reparti.

 

« Que t’arrive-t-il, ma grande ? Demande la grand-mère Nidoqueen à la jeune Nidoran.

-Grand-mère, je me suis fait mal à la patte ! » Pleurniche la comédienne.

Une fois que la vieille est tout près de la Nidoran, elle l’attaque. Un vrai massacre. Mais aucun détails ne seront admis. Des coups de griffes, de crocs, de patte. La grand-mère ne peut pas riposter, elle n’est plus toute jeune, alors que Nidoran avait une terrible soif de tuer.

Elle était folle. Complètement victime de sa folie destructrice.

8 mars 2014

Dernier Cauchemar.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 21 h 18 min

Avant toute chose, cette fiction se trouve déjà sur Pokébip. Mais j’ai quand même décidé de la poster ici ^^ (c’est bien moi l’auteur, mais j’ai modifié quelques petits trucs pour la rendre meilleure).

Bonne lecture.

 

En ce moment, j’avais fais de nombreux cauchemars. Plus effrayants les uns que les autres. Mais là… c’était différent. Silencieux et lugubre.
Je tombai. Tombai, tombai, comme si une force inconnue me tirait dans un gouffre noir et obscur. Je tombai dans un univers brumeux. Je ne pus ni bouger, ni crier, ni même penser à quoi que ce soit. Je tombai, tout simplement. Où étais-je ? Où étaient mes amis ? Je ne savais pas quoi faire. J’étais perdue.
J’atterris finalement sur un carré d’herbes sèches et broussailleuses et de feuilles mortes qui voltigèrent par-ci, par-là… J’étais déboussolée, entourée de brouillard opaque et épais. Mes pattes refusèrent de bouger, j’étais paralysée et perdue dans un monde, une dimension dont je ne connaissais même pas l’existence. Une attaque Dévorêve d’un Ectoplasma, peut-être ? Non, je ne me rappelais pas avoir combattu un Pokémon avant. Je ne trouvai aucunes explications logiques ou censées. Je sentais le froid me gagner, mais il fallait que je sache ce que je foutais ici. J’essayai de m’appuyer sur la patte droite, mais retomba lourdement sur le côté. Impossible. Impossible d’imposer quoi que ce soit à mon corps. J’étais vraiment trop faible. Je n’avais même pas la vulgaire force de ramper. Prise d’une angoisse qui grandissait au fur et à mesure que le temps passait, je me suis mise à pleurer. Et merde. Pas encore.
Raz-le-bol de passer pour la petite Hericendre toute gentille et mignonne. Je détestai cette image que l’on se faisa de moi, un petit Pokémon bien obéissant mais pas du tout courageux. Vous savez quoi ? Non. Non, non et non, je n’abandonnerai pas, jamais ! Je retrouverai ce chemin, même si cela me coûte la vie.
J’insistais de nouveau pour me remettre sur pattes, malgré l’interdiction de mes muscles ankylosés. Je réussis néanmoins à me tenir debout, encore tremblante de peur. Mais je ne pouvais toujours pas parler, comme si j’étais muette. Un stupide Pokémon muet perdu au milieu de nul part. Génial.

Mais… oui, je reconnaissais cet endroit… j’étais sur la Route 32, celle qui relie La Cave Jumelles et Ecorcia. Mais le décor était… différent. Les arbres étaient bien menaçants, il n’y avait pas un bruit, mis à part un léger sifflement aigu.
Soudain, je vis une silhouette noire allongée par terre, inconsciente. On ne voyait pas les mouvements de sa respiration. Que c’est effrayant. Je m’approchais pour voir de qui il s’agissait, et découvrit, horrifiée…
Que c’était mon dresseur, allongé là, sur le sol, face contre terre, entouré entièrement d’une auréole de sang. Il ne bougeait plus, ne respirait plus…
Il était bel et bien mort. Non, pitié, pas ça ! Pourquoi lui ? Pourquoi tant de haine ? Lui qui a dévoué toute son enfance pour que je sois heureuse, lui qui prenait tellement soin de ses autres Pokémon, de ses amis, et de sa famille… Qu’a-t-il fait pour mériter ça ?
Sa mort était aussi inquiétante qu’atroce. Le pauvre Luth, il a dû ressentir tant de souffrances physiques…
Il n’avait plus d’yeux, juste un vide noir, avec des larmes de sang qui coulaient des orbites. Ses bras avaient été arrachés de manière vraiment bestiale. J’aurais juré que c’était l’oeuvre d’un Tyrannocif affamé. Mon dresseur avait également ses vêtements en lambeaux, tout comme certaines parties de son corps, notamment les bras, lacérés violemment. Ils avait de nombreuses entailles et cicatrices ouvertes sur le visage et les jambes, mises à nu. Il avait perdu la casquette, qu’il portait toujours, autrefois. Sa peau était, quant à elle… blanche. Blanche, comme celle d’un spectre, ou encore comme la neige. De la neige… ça me rappelle quelque chose.
Soudain, je sentis une goutte chaude m’atterrir sur le museau. Il commençait à pleuvoir. Mais ce n’était pas de la pluie… c’était du sang. Il pleuvait du sang. Que se passait-il ? je devenais folle ! Véritablement folle !
Tout d’un coup, j’entendis des voix dans ma tête… ces voix… me disaient que c’était bientôt l’heure… mais l’heure de quoi ? Elles me disaient aussi qu’il fallait quitter ce monde, qu’il n’était plus mien… De quoi parlent-elles ?! Stop ! Arrêtez de me parler ! C’est sûr, j’étais en train de perdre les pédales ! Puis après les voix, vint le chant que j’ai fait sur l’air de la PokéFlûte. L’air était chanté par une voix triste, au bord du suicide et de l’agonie mentale. Elle ressemblait un peu à celle de Célesta, dans des tons plus graves.
Je n’en pouvais plus. Je pris le semblant de veste qui sert… du moins, servait à Luth et m’abrita dessous. Je me blottis dans ses bras déchirés et ensanglantés, en attendant que quelqu’un vienne à mon secours. N’importe qui, pourvu qu’une personne me trouve et me ramène chez moi. Les voix continuèrent à me parler, mélangées à mon chant.
« Oui j’ai vu… L’horizon… qui borde la mer si bleue… Nous allons… explorer… de vastes contrées ignorées… »
Ce chant, personne ne le connaissait à part moi. Je l’avait inventé un jour de pluie, dans le Laboratoire de Bourg Geon, alors que j’attendais la venue de mon futur dresseur. J’avais une belle voix, avant. Mais ça, je ne peux plus en juger.
J’en avais assez. Je fis une dernière tentative d’appel à l’aide, mais je parvins seulement à un minuscule raclement qui s’éteignais au fond de ma gorge sèche. J’avais froid. J’avais faim. J’étais terrorisée, comment sortir d’ici ? Le brouillard était si dense que je n’y voyais rien, impossible de savoir ou je vais ! Je préférais rester aux côtés du cadavre, au moins j’avais un minimum de compagnie. Une compagnie morbide, certes.
Puis soudain, une torpeur m’envahit… Non, je ne veux pas dormir, pas encore… je veux trouver celui… qui a tué mon dresseur… je veux lui rendre justice… lui faire pareil… et même pire. Il mérite… un pire châtiment… un jour, je le retrouverai… et là, il aura regretté d’être né…
Mais je ne pus lutter, et le sommeil me gagna finalement. Je n’avais plus froid, plus faim, plus soif. J’étais… étrangement bien. Dans une sorte de coma éveillé. Oui je sais, c’est bizarre. Mais il n’y avais pas de mot exact pour décrire ce que je ressentais. J’étais bien, tout simplement.
Une lumière blanche m’aveugla, et je me sentais flotter… j’étais légère… si légère… je ne sentais plus rien, mais j’étais toujours avide de vengeance. Folle de rage. Un jour, je trouverai le ou la coupable…
Oui, un jour… et la lumière blanche m’enveloppa. Blanche…
Blanche comme la neige. Comme la neige de Mauville en hiver… mais, oui… je me rappelle, à présent…


« Allô, Luth ? Oui, c’est moi Célesta. Non, je ne vais pas très bien, non. Comment te dire… C’est Hericendre… Oui, on l’a retrouvé, mais… Elle était à Mauville, derrière un buisson. Elle était étendue dans la neige. Lorsqu’on a voulu la sauver, c’était… trop tard. Elle était déjà morte… Non, non, s’il te plaît, ne pleure pas Luth, je t’en supplie, dit Célesta au bord des larmes. Elle pensera encore fort à toi. J’en suis persuadée. Oui, à demain, oui. »


Et elle raccrocha, un mouchoir à la main, et s’essuya le nez avec. Elle renifla péniblement, et se mit à pleurer de nouveau. La mort de son petit compagnon l’affectait terriblement, mais la tristesse de son meilleur ami, c’était bien pire que cela…
C’était comme une torture. Un cauchemar.


Elle sortit de chez elle, et alla au bord du rivage si magnifique. Elle l’observa avec attention… et plongea.                                                                    
Et elle y resta. Pour toujours.

Explications.

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 20 h 52 min

Comme vous l’avez sans doute deviné, je vais écrire des FanFics Pokémon. Vous pourrez me dire : « Bah alors va sur Pokébip ! ».

Or, si vous y êtes inscrits, vous savez qu’on ne poste pas des FanFics comme on le souhaite ; il faut attendre qu’elle soit validée. Mais souvent, les modérateurs la supprime. Ce système est très bien pour la sécurité, car il y a une majorité de personnes de bas âge sur ce site qui lisent les FanFics. Donc, en les validant ou non, elles permettent la lecture de tous.

Mais ceci dit, je préfère la liberté d’expression, donc je n’ai posté qu’une seule FanFiction (une des rares acceptées, les autres, osef, doivent se dire les modos).

Bref, bonne visite sur mon blog, et à bientôt !

Bonjour tout le monde !

Classé sous Non classé — fanficspokemon @ 19 h 42 min

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